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Plusieurs produits coûteront plus cher en 2019

TVA Nouvelles

L'arrivée de la nouvelle année n'est pas toujours synonyme de réjouissances. 

Les consommateurs devront fouiller encore plus dans leurs poches, notamment à l'épicerie, où le prix des aliments sera de nouveau en hausse en 2019. Par exemple, les légumes coûteront de 4 à 6% plus cher. 

Pour ce qui est des fruits et des noix, l’augmentation sera de 1 à 3%, la même que pour le pain et les céréales. Pour l'ensemble de son panier d'épicerie, une famille moyenne devra donc débourser 411$ supplémentaires pour couvrir ses dépenses annuelles. 

«On s'attend à ce qu'il y ait un cycle de El Nino qui démarre en 2019, ce qui risque d'amener beaucoup moins d'humidité, moins d'eau dans certaines régions, surtout vers l'ouest des États-Unis, explique le professeur en distribution et en politiques agroalimentaires Sylvain Charlebois, de l'Université Dalhousie. D'ailleurs, on a commencé à voir le prix de certains légumes augmenter déjà à l'épicerie.» 

Parmi les autres produits qui vont également augmenter en 2019: le prix des billets d'avion, ainsi que les primes d'assurance automobile et habitation. 

Du côté des services publics, Postes Canada vous demandera davantage pour envoyer du courrier et des colis, et ce, dès le 14 janvier prochain. Ainsi, les tarifs seront majorés de 15 à 30 cents, selon la taille de votre enveloppe. 

Quant au marché immobilier, le prix des propriétés et les taux d'intérêt subiront un bond dans les prochains mois. 

Les contribuables payeront également plus cher pour leurs contributions au régime de Pension du Canada et au Régime des rentes du Québec (RRQ). 

Dans l'industrie automobile, la nouvelle année pourrait entraîner de grands changements. C’est que plusieurs constructeurs, tels GM et Ford, ont subi des pertes de profits de près de 1 milliard de dollars en raison des tarifs sur l'acier et l'aluminium. 

Commentaires de consommateurs montréalais 

«Je suis en difficulté financière, puis on n'est plus capables de payer rien.» 

«C'est déjà cher en ce moment. Je cours les "spéciaux", moi.» 

«C'est plus douloureux quand c'est pour des choses essentielles.» 

«Je travaille dans le milieu communautaire. Là, c'est encore pire, les gens qui sont sur l'aide sociale, qui ont des contraintes sévères, qui ne peuvent vraiment pas travailler. Eux autres sont vraiment mal pris.» 

-D’après un reportage de Charel Traversy