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Libérée de ses présumés proxénètes par la police

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Une femme de 18 ans qui était «en détresse» a été libérée de l’emprise de présumés proxénètes par des policiers, dans un hôtel de Québec, le matin du jour de l’An.  

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a envoyé des patrouilleurs vers 10 h 35, mardi, dans l’établissement de l’arrondissement de Sainte-Foy, où ils ont trouvé la victime présumée. Un appel venait d’être transmis au 9-1-1 mentionnant qu’une personne «semblait en détresse» à cet endroit.  

Les policiers ont pris contact avec la jeune femme, originaire «de l’extérieur du territoire de la Ville de Québec», puis ils ont procédé à l’arrestation de deux personnes, un homme de 24 ans de Montréal et une femme de 21 ans de Sherbrooke, pour proxénétisme, traite de personne, complot de vol et bris d’engagement.  

Traite de personne  

Les suspects ont été rencontrés des enquêteurs de l’unité d’exploitation sexuelle des mineurs du module des crimes majeurs. Ils sont attendus au palais de justice de Québec jeudi.  

La traite de personne, une infraction criminelle, est le fait «de contraindre des individus à fournir des services. Elle peut prendre plusieurs formes, mais l’exploitation sexuelle en est une», explique Cyndi Paré, porte-parole au SPVQ.  

Moins courante que l’accusation de proxénétisme, elle s’en distingue par la contrainte qui est faite à l’endroit de la victime. D’après le ministère canadien de la Justice, cette infraction est souvent considérée «comme une forme moderne d’esclavage».  

«Une victime de traite de personne à des fins d’exploitation sexuelle est non seulement amenée à se prostituer comme c’est le cas du proxénétisme, mais aussi forcée de le faire par la violence, la force ou toute forme de coercition», explique Mme Paré.  

D’autres victimes?  

Discret sur les circonstances de son intervention, le SPVQ n’a pas souhaité révéler si c’est la jeune femme qui les a contactés, pas plus qu’il n’a divulgué le nom de l’hôtel où les faits se sont produits.  

Le corps de police cherche maintenant à établir si les suspects ont pu faire d’autres victimes. «Ce n’est pas impossible. [...] L’enquête se poursuit dans ce dossier», indique la porte-parole du SPVQ.  

Le corps de police invite la population lui transmettre toute information au 418-641-AGIR (2447) ou au 1-888-641-AGIR, sans frais partout à travers l’Amérique du Nord. Les informations reçues seront traitées de façon confidentielle.