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Un sexagénaire retrouvé mort à la suite d'une chute d'un balcon

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Le corps inanimé d’un aîné de 69 ans a été découvert par temps de froid extrême au pied d’une résidence pour personnes âgées de Québec, tôt mercredi matin. L’homme aurait chuté du deuxième étage pour une raison encore indéterminée. 

C’est un employé des Jardins Logidor, une résidence pour personnes âgées située à l’intersection de la rue Alain et du chemin Sainte-Foy, qui a fait la macabre découverte vers 7h20. 

Le sexagénaire, qui demeurait depuis des années à cet endroit, gisait au sol, alors qu'une température ressentie de -31 régnait sur la capitale. Son décès a été constaté sur place. 

Selon nos informations, l’homme venait de changer d’aile dans cet établissement. Autrefois considéré comme étant autonome, il venait d’emménager, il y a seulement quelques jours, dans une section dédiée aux personnes en perte d’autonomie. 

Chute de plusieurs mètres 

Selon toute vraisemblance, la victime a fait une chute de plusieurs mètres à partir du balcon du deuxième étage à une heure et pour une raison qui restent à établir. 

La police parle pour le moment d’une «mort inexpliquée» et précise que rien n’indique qu’une cause de nature criminelle, comme le geste délibéré d’autrui ou une altercation, est derrière ce drame. Les autres hypothèses, incluant le malaise ou l’accident, sont à l’étude. 

«L’enquête pourra possiblement nous éclairer plus sur cet aspect. Nous pouvons effectivement écarter la thèse de l’infraction criminelle avec l’ensemble des informations que nous possédons à l’heure actuelle», a indiqué Étienne Doyon, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). 

Onde de choc 

Les membres de la direction des Jardins Logidor étaient visiblement atterrés de la nouvelle et tentaient toujours de comprendre le fil des événements au passage du Journal mercredi matin. L’employé à l’origine de la découverte reçoit l’aide nécessaire, a-t-on rassuré. 

L’établissement a reçu des proches de la victime qui ont mentionné vouloir vivre leur deuil en privé. Dans un communiqué, la direction s’est dite de tout coeur avec la famille endeuillée tout en assurant que le milieu de vie offert à la clientèle «répond en tout point aux normes exigées par le gouvernement». 

La consternation régnait également parmi les résidents. «Je trouve ça épouvantable», s’est désolée Marie-Paule Gagné. Paul Pelletier considère pour sa part que les lieux sont «très sécuritaires». «C’est bizarre», a laissé tomber l’homme.