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Deux présumés proxénètes formellement accusés

Sophie Côté | Agence QMI

L’homme et la femme qui auraient agi comme proxénètes à l’endroit d’une victime de 18 ans, entre Noël et le jour de l’An, ont formellement été accusés, jeudi.

Maxo Junior Saint-Fleur, 24 ans, de Montréal, et Elene D’Almeida, 21 ans, de Sherbrooke, font chacun face à trois chefs en matière de proxénétisme pour des gestes qu’ils auraient commis à l’endroit d’une jeune femme de 18 ans en pleine période des Fêtes, à Québec, Trois-Rivières «et ailleurs au Québec».

Ils sont accusés d’avoir, entre le 29 décembre 2018 et le 1er janvier dernier, amené une personne à offrir ou à rendre des services sexuels moyennant rétribution, d’avoir bénéficié d’un avantage pécuniaire qu’ils savaient provenir ou avoir été obtenu directement ou indirectement de la prostitution, et d’avoir fait sciemment de la publicité pour offrir des services sexuels moyennant rétribution.

Aucune accusation n’a été portée contre les deux présumés complices en matière de traite de personne.

«Pour le moment, après évaluation de la preuve que l’on a en main, les accusations de proxénétisme sont tombées aujourd’hui. Pour ce qui est du reste, on va voir», a expliqué la procureure de la Couronne, Me Laura Plamondon-Dufour après les comparutions.

Femme «en détresse»

Rappelons que le matin du 1er janvier, vers 10h30, un appel a été fait au 911 mentionnant qu’une personne «semblait en détresse» dans un hôtel de l’arrondissement de Sainte-Foy. Les policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) se sont présentés sur place.

Après avoir pris contact avec la présumée victime, qui n’habite pas Québec, les patrouilleurs ont procédé à l’arrestation des deux individus.

Ils ont été rencontrés par des enquêteurs de l’unité d’exploitation sexuelle des mineurs du module des crimes majeurs.

Détenus

Saint-Fleur, qui était en liberté sur promesse au moment de son arrestation, fait aussi face à des accusations pour ne pas avoir respecté certaines conditions, soit de ne pas posséder des armes, de ne pas consommer de stupéfiants et de garder la paix et d’avoir une bonne conduite.

L’accusé de 24 ans a des dossiers pendants en matière de possession et de trafic de stupéfiants dans la région métropolitaine.

Quant à D’Almeida, elle est accusée de ne pas s’être conformée à un engagement qu’elle avait pris en juin de ne pas troubler l’ordre public et d’observer une bonne conduite.

Saint-Fleur et D’Almeida demeurent détenus, la Couronne s’étant opposée à leur remise en liberté. Ils seront de retour en cour mardi pour leur enquête sur remise en liberté.

Il leur est interdit de communiquer avec leur présumée victime ainsi qu’avec deux autres personnes.