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La détention des Canadiens n'est pas pas à l’ordre du jour

Le sénateur Joseph Day qui dirige la délégation parlementaire canadienne partie pour la Chine vendredi soutient que la question de la détention de deux ressortissants canadiens par Pékin n’est pas au programme de la visite, mais dit être prêt à en parler si le sujet est abordé. 

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«S'ils en parlent, nous sommes prêts à répondre à leurs questions et à gérer tout malentendu, a indiqué le M. Day à Global News, vendredi, avant de prendre l'avion pour Shanghai. Nous allons entrer dans ces discussions, absolument, s’ils en parlent et si nous voyons l’opportunité. Si nous commençons à avoir des discussions qui vont dans cette direction, il est fort possible que nous trouvions [opportun] d’aborder [le sujet] à la suite de ces discussions, mais ce n’est pas le but de notre voyage.» 

En Chine, la semaine prochaine, a dit M. Day à Global News, lui et les membres de l’Association législative Canada-Chine qui l’accompagnent, doivent rencontrer un groupe de vis-à-vis chinois pour parler de sujets d'intérêt mutuel, dont le commerce, le tourisme, la santé et l'éducation. Leur voyage, prévu jusqu’au 12 janvier, a lieu juste avant la réunion annuelle du Forum interparlementaire Asie-Pacifique qui se tiendra au Cambodge à compter du 13 janvier. 

Controverse 

Le mois dernier, une controverse a éclaté entre le Canada et la Chine lorsque les autorités canadiennes ont procédé à l’arrestation en Colombie-Britannique d’une dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei à la demande de la justice américaine. À la suite de cette arrestation, Pékin a arrêté deux Canadiens, soit Michael Kovrig, un ex-diplomate de passage en Chine, et Michael Spavor, un guide organisant des visites en Corée du Nord. La Chine invoque une menace à sa sécurité nationale pour justifier l’arrestation des deux hommes. 

Le dossier fait l’objet, depuis, de tractations diplomatiques intenses de part et d’autre. Ottawa a demandé la libération immédiate de MM. Kovrig et Spavor. En outre, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a qualifié la situation de «précédent inquiétant». 

Avant son départ, le groupe de parlementaires canadiens a rencontré à plusieurs reprises des représentants d’Affaires mondiales Canada afin d’être informé adéquatement de la situation. En arrivant à Shanghai, les parlementaires seront reçus par le consul général du Canada qui leur fera également un compte-rendu de la situation.