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Une Sherbrookoise manque à l'appel au Burkina Faso

Antoine Lacroix | Agence QMI

Les proches d’une femme dans la trentaine de l’Estrie qui se trouvait au Burkina Faso pour un projet humanitaire sont sans nouvelles d’elle depuis le 15 décembre et sont très inquiets pour sa sécurité.   

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Édith Blais, 34 ans, se trouvait avec son compagnon de voyage et ami proche, Luca Tacchetto, un jeune architecte italien de 30 ans.   

«Nous sommes très inquiets. Tout allait super bien et tout d’un coup, ils ont cessé de nous écrire. On n’a aucune idée de ce qui a pu se passer, on ne peut que spéculer», laisse tomber la sœur aînée de la disparue, Mélanie Blais.   

Les deux habitués de voyage devaient se rendre au Togo, mais ils n’auraient jamais traversé la frontière ni demandé de visa. Ils auraient possiblement effectué des demandes pour passer par le Ghana, ce qui aurait été moins risqué.   

«Aux dernières nouvelles, le duo de voyageurs chevronnés se dirigeait vers Ouagadougou (capitale du Burkina Faso) à partir de Bobo-Dioulasso pour y séjourner quatre ou cinq jours et possiblement y vendre leur voiture. [...] Ils étaient attendus par leurs amis de l’organisme Zion’Gaïa bien avant Noël [au Togo]», peut-on lire sur une page Facebook créée vendredi dans l'espoir d'aider à solutionner leur disparition.   

Communications régulières   

Les deux voyageurs communiquaient très régulièrement avec leurs familles respectives, mais les messages «ont cessé abruptement».   

«On espère pour le mieux, on est comme sans mots devant la situation. On espère que la page Facebook pourra nous aider. On veut rester positif», affirme Mélanie Blais.   

La disparition d’Édith Blais a été signalée au gouvernement du Canada, qui tenterait des démarches pour en savoir plus sur ce qui aurait pu arriver. Le gouvernement italien est aussi mis à contribution pour retrouver Luca Tacchetto.   

Le gouvernement canadien met en garde sur son site internet tout voyage entre le Burkina Faso et le Togo, «en raison du risque de banditisme et de terrorisme».   

On précise que des barrages routiers illégaux et des incidents de piraterie routière ont été signalés.   

«Les bandits armés n’hésitent pas à tirer pour arrêter les véhicules afin de dévaliser leurs occupants», précise le gouvernement canadien.   

Les réseaux de téléphonie mobile locaux ne sont «pas fiables», affirme-t-on.

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