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Par amour et respect des animaux

Yan Lauzon | Agence QMI

«Un zoo pas comme les autres» est un docu-réalité différent tourné dans un endroit unique appartenant à un couple qui l’est tout autant.

Dès lundi 19 h, à TVA, les téléspectateurs feront la connaissance des charmants pensionnaires (ours, tigres, loups, capybaras, etc.) et des propriétaires dévoués (Émilie Ferland et Clifford Miller) du Miller Zoo situé à Frampton, en Beauce.

Aux premières loges

Il y a sept ans, cette terre d’accueil pour animaux malades ou délaissés n’avait pas le même visage.

«Au début, notre objectif était d’offrir un centre de réhabilitation, précise Émilie Ferland. Quand on a vu qu’on se ruinerait avec ça, on a voulu aller chercher quelque chose qui allait être autosuffisant, parce que ces animaux ont besoin de soins, de nourriture.»

Aujourd’hui, le Miller Zoo est un lieu où cohabitent près de 200 animaux représentant quelque 70 espèces.

Malgré la taille de certains, les caméras de télé n’ont pas eu peur de s’aventurer dans le zoo, comme on peut le voir dès le premier épisode d’«Un zoo pas comme les autres». Tout ça grâce à l’amour que portent les propriétaires aux bêtes.

«Ce n’est pas inquiétant parce qu’ils connaissent tellement leurs animaux, a assuré Marie-Ève Potvin, productrice au contenu d’"Un zoo pas comme les autres". Ils ont une expression qui dit qu’ils sont trop allumés, ils sont excités, ils veulent jouer. Alors, on va rester derrière la clôture; on va leur donner des jouets et attendre qu’ils se calment.»

Collé à la réalité

Ce qui devait primer lors du tournage qui s’est étalé de mai à octobre 2018, c’est le respect.

«L’équipe était avertie que si ça dérangeait l’animal, qu’il était mal, on arrêtait ça là, explique Émilie Ferland. Ce qu’on avait peur, c’était que ça stresse les animaux... Mais au contraire, les caméras [les ont] fascinés. Ils voulaient les toucher, ils étaient curieux.»

«On a vraiment un contact avec les animaux, abonde Marie-Ève Potin. Les capybaras viennent sur le bord de la clôture pour que tu les flattes, les loups vont hurler avec toi, la tigresse va te regarder dans les yeux... C’est ce contact, cette proximité avec les animaux qui font que leur zoo vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde.»

Tous ceux qui habitent au Miller Zoo – humains compris – ont d’ailleurs pu continuer à vaquer à leur occupation sans avoir trop à se soucier de l’équipe de tournage. «Ce n’est pas un docu-réalité intrusif; on les laisse vivre», assure le réalisateur Simon Sachel.

Endroit revu et corrigé

Jusqu’au dernier des 12 épisodes, il y aura des animaux qui feront leur entrée au zoo, car pour Émilie et Cliff, il est difficile de dire non à de nouveaux arrivants.

Et bien après que les caméras se soient éteintes, le couple continuera d’améliorer ses infrastructures et de reproduire le plus fidèlement possible des habitats naturels.

«Chibs et Opy [deux oursons noirs] aiment creuser et défaire. Je dis qu’il faut faire l’enclos pour mettre de grosses surfaces, rentrer de gros monuments, aller chercher quelque chose de plus "rough" pour les stimuler, détaille Émilie. Buddy [NDLR: un ours noir à trois pattes], on veut développer encore ses plans d’eau parce qu’il boite, mais quand il est dans l’eau, il ne boite pas, c’est plus facile.»

Le premier rendez-vous au Miller Zoo avec «Un zoo pas comme les autres» aura lieu lundi, à 19 heures, sur TVA.

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