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Onde de choc à Alma

Arnaud Koenig-Soutière et Amélie St-Yves | Agence QMI

La mort du planchiste de 22 ans dans le parc à neige du Mont Lac-Vert, vendredi, a causé une onde de choc au Lac-Saint-Jean, lui qui était reconnu comme un «grand sportif» et «un bon vivant» et qui laisse un grand vide dans sa communauté. 

Maxime Côté-Girard tentait d’exécuter un salto arrière lorsqu’il a chuté lourdement la tête première. Le décès du jeune homme, qui ne portait pas de casque, a été constaté à même la piste de la station de ski située à Hébertville. 

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Le jeune homme d’Alma aurait succombé à un traumatisme cervical, selon ce qu’a indiqué à la famille la coroner responsable de préciser les circonstances du drame, une blessure qui n’aurait pas pu être évitée par le port d’un casque protecteur. 

Il travaillait comme monteur de ligne et profitait de son dernier week-end de vacances pour dévaler les pentes en planche à neige, un sport qu’il pratiquait depuis l’âge de huit ans. 

«C’était un bon vivant. Tout le monde l’aimait. Le nombre de personnes qui sont touchées de proche par cette mort-là, c’est immense. J’ai été impressionné moi-même de voir à quel point il a touché la vie à beaucoup de personnes», a signifié au «Journal» Loiek Bernier, un ami proche depuis l’école primaire. 

«Il avait toujours le sourire aux lèvres. C’était un grand sportif. Il était bon dans tous les sports auxquels il touchait. Il n’avait pas froid aux yeux», s’est souvenu son entraîneur de musculation Mathieu Baillargeon. 

2 décès en 3 jours 

Le décès de Maxime Côté-Girard était le deuxième en à peine trois jours à survenir dans une station de ski québécoise. 

Laurence Moffette, 15 ans, a perdu la vie mercredi soir, après avoir sauté en ski d’un remonte-pente au Mont-Vidéo, à Barraute, une municipalité située à une cinquantaine de kilomètres de Val-d’Or, en Abitibi. 

L’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) a tenu à rappeler les consignes de sécurité, samedi matin, pour éviter d’autres accidents tragiques. «La règle d’or sur les pistes, c’est vraiment d’avoir le contrôle», a rappelé Josée Cusson, de l’ASSQ, qui estime qu’au moins 80 % des adeptes portent désormais le casque protecteur sur les pentes. 

Le casque ne rend cependant pas invincible. Laurence Moffette en portait d’ailleurs un lors du saut qui lui a été fatal. 

Le directeur de l’École de glisse Les Sommets, à Saint-Sauveur, Simon Pagé, encourage néanmoins tout le monde à le porter, car il peut sauver des vies. 

«Je peux peut-être faire le parallèle avec le vélo, où le port du casque est très fortement recommandé. Ce n’est pas parce qu’on a un casque en vélo qu’on est invincible. Le meilleur moyen de prévention, en plus de porter le casque, est d’être en contrôle et de respecter ses habiletés», dit-il.