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Des ressources limitées pour les victimes

TVA Nouvelles

Karine admet avoir voulu s’acheter une arme à feu durant le temps des fêtes. Alors que son ex-conjoint connaîtra sa sentence dans les prochains jours, elle vit dans la peur.

«Ils me disent d’aller dans les centres d’hébergement, mais je ne peux pas être là 24 heures sur 24 et rester là des années, a-t-elle dit en entrevue à TVA Nouvelles. La seule protection, c’est qu’il soit en dedans.»

Karine dit craindre les représailles de son ex-conjoint.

«La peur, c’est que toute sa vie va s’effondrer et je suis comme la cause, mais je ne suis pas la cause», a-t-elle dit.

Pendant plus d’un an, Karine a été victime de violence conjugale. En 2016, elle a décidé de porter plainte à la police. Elle se souvient notamment d’un jour où elle était au sol, inconsciente.

«Quand je suis revenue à moi, il me frappait à coups de pied à la tête, au dos», a-t-elle décrit.

Après un long processus judiciaire, son ex-conjoint a finalement été reconnu coupable.

L’organisme SOS violence conjugale réclame davantage d’argent pour développer plus de services et offrir une meilleure protection. Il estime que les ressources actuelles pour venir en aide aux victimes ont des moyens limités.

«La peur est toujours présente pour les victimes de violence conjugale, a expliqué Claudine Thibaudeau, porte-parole de SOS violence conjugale. En fait, l’arme première de la violence conjugale est la violence psychologique.»

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