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«Il y a des alternatives à l'urgence»

Alexis Tremblay | TVA Nouvelles

En Estrie, l'histoire se répète : les urgences débordent. Au centre hospitalier de Granby, le taux d'occupation était de 110% lundi matin. À l'hôpital Brome-Missisquoi il était de 125%, tout comme à l'hôpital Fleurimont. Un homme raconte qu'il a attendu 18 heures durant la fin de semaine et qu'il a été incapable de rencontrer un spécialiste. 

Le CIUSS de l'Estrie reconnait que l'engorgement des urgences est préoccupant, mais il souligne que près de 80% des personnes qui se sont présentées à l'urgence n'avaient pas de symptômes majeurs. Elles ont toutes été redirigées. 

«On a remarqué que dimanche, sur 40 personnes présentes au centre hospitalier de Granby, 32 correspondaient à des cas mineurs, explique Annie-Andrée Émond, porte-parole du CIUSS de l’Estrie. Alors on ne dit pas aux gens de ne pas se présenter aux urgences, mais on leur dit d'évaluer les alternatives. On souhaite que les urgences demeurent en tout temps accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.»

L'une des principales alternatives? Une visite à la pharmacie. Sur place, les gens inquiets pour leur santé peuvent recevoir de précieux conseils pour mieux s'orienter et se soigner. Une visite à la pharmacie peut aussi aider à différencier un rhume d'une grippe. 

«Le rhume, c'est le cas le plus fréquent, souligne Julien Ye, pharmacien à Granby. C'est un virus qui se soigne en 7 jours et une visite à l'urgence n'est pas nécessaire. »

M. Ye invite la population à se tourner vers les ressources alternatives aux urgences. 

«En venant nous visiter, les gens peuvent s'éviter de longues heures d'attentes dans les urgences, dit-il. Ça vaut la peine. Ils peuvent aussi visiter un CLSC ou contacter la ligne 811 d'info Santé.»

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