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L’agresseur d'une joggeuse renvoyé en détention

Claudia Berthiaume | Agence QMI

 - Agence QMI

Six mois après avoir obtenu sa libération conditionnelle, l’agresseur du mont Saint-Bruno a été renvoyé au pénitencier avant Noël, car il aurait notamment sollicité des rencontres avec plusieurs femmes via Facebook.

Le risque de récidive d’Yves Roy était devenu «inacceptable pour la société» à un point tel qu’une commissaire des libérations conditionnelles canadiennes (CLCC) a ordonné sa réincarcération, le 24 décembre dernier.

L’homme de 48 ans, qui a tenté d’étrangler une joggeuse dans la cinquantaine en septembre 2016, continuera donc de purger sa peine de quatre ans et demi derrière les barreaux.

Roy a tenté d’expliquer son crime par une «haine envers les femmes».

Risque de récidive augmenté

Depuis sa libération sous conditions, en juin dernier, l’agresseur semblait mener une vie rangée dans une maison de transition, d’après une récente décision obtenue par «Le Journal de Montréal».

«La Commission constate qu’au cours du mois de décembre 2018, plusieurs événements se sont déroulés de nature à augmenter le risque que vous présentez en communauté», a écrit la commissaire Jessie Landry-Marquis, notant le manque de transparence du détenu.

Roy a notamment réagi vivement lorsqu’on lui a demandé de ne plus visiter un proche, car plusieurs personnes résidant au même endroit ont indiqué avoir peur de lui.

Femmes en petite tenue

De plus, l’agresseur a nié avoir contacté des femmes dans le but de les rencontrer, même si son compte Facebook contenait plusieurs messages privés faisant état du contraire.

«Il a été constaté que votre fil d’actualité était alimenté presque exclusivement de photos/vidéos de femmes en positions suggestives et/ou légèrement vêtues», a souligné la CLCC.

Celui qui a été surnommé l’agresseur du mont Saint-Bruno a plaidé coupable à une accusation de voies de fait graves il y a deux ans, au palais de justice de Longueuil.

Roy avait suivi la victime dans un sentier avant de la plaquer au sol et de lui asséner plusieurs coups aux côtes. Muni de gants chirurgicaux, il avait aussi tenté d’étrangler la dame choisie au hasard, mais celle-ci a réussi à fuir, après s’être âprement débattue.

Le quadragénaire avait été arrêté deux semaines plus tard, grâce à la diffusion d’un portrait-robot.

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