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Les Québécois invités à la prudence au Mexique

L’industrie touristique québécoise appelle à la prudence

Antoine Lacroix | Le Journal de Montréal

La tuerie meurtrière dans un bar de Playa del Carmen survenue dans la nuit de dimanche à hier, probablement liée aux narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique, est un bon rappel pour les Québécois de ne pas s’aventurer dans les zones non touristiques.   

«Si vous sortez de votre complexe hôtelier, assurez-vous de le faire en toute sécurité. Soit avec quelque chose d’organisé, ou dans des secteurs plus sécurisés, fait valoir Jean Collette, président de l’Association des agents de voyages du Québec. Ça ne veut pas dire que les gens ne doivent pas aller au Mexique. Il est toutefois important que le voyageur soit bien au courant des risques.»    

• À lire aussi: 7 morts dans l'attaque d'un bar à Playa del Carmen  

Drogue    

Dimanche, tard dans la nuit, sept Mexicains ont perdu la vie, abattus par balle dans le restaurant-bar Las Virginias, situé en retrait du centre touristique de Playa del Carmen, une destination prisée des Québécois.    

Selon les autorités mexicaines, l’attaque serait vraisemblablement liée au narcotrafic, qui est en majeure partie responsable de la vague de violence qui secoue le pays depuis plus d’une décennie.    

Des médias rapportent que deux tireurs sont entrés dans le bar, puis ont ouvert le feu. Ils ont fui la scène. Six personnes ont perdu la vie sur place et une est décédée lors de son transfert à l’hôpital.   

On voit qu’il se trouve loin du bar Los Tabernacos, qui est en zone touristique.

On voit qu’il se trouve loin du bar Los Tabernacos, qui est en zone touristique.

Pas touristique    

L’endroit où a eu lieu la fusillade n’est pas propice au tourisme, estime Denis Gingras, propriétaire du restaurant Los Tabernacos, à Playa del Carmen, depuis huit ans.    

«Ce n’est pas une place où j’irais me promener. C’est loin d’où les touristes devraient aller. Ici, les autorités s’assurent de maintenir la sécurité. Les violences qui affectent malheureusement le reste du Mexique ne se produisent pas ici», explique-t-il, lorsque joint hier par Le Journal.    

Selon lui, le pays agit ainsi, car il «ne peut pas se permettre de perdre la mine d’or touristique qu’est Playa del Carmen», contrairement à ce qui s’est produit à Acapulco, où le taux d’homicide était en 2017 de 103 par 100 000 habitants, l’un des plus élevés au pays.    

«Ce n’est pas une destination qu’on recommande aux Québécois, et ce, depuis plusieurs années», précise M. Collette.    

Plus de 200 000 personnes ont été assassinées depuis 2006 au Mexique, dont un nombre record de 28 711 en 2017, selon l’AFP. Des chiffres préliminaires indiquent que ce nombre aurait été battu l’an dernier. 

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