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Bientôt un an de conflit à l'Aluminerie de Bécancour

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles 

Une partie de l'usine du Groupe MBI de Bécancour s'est par la force des choses transformée en entrepôt. D'immenses pièces de béton doivent théoriquement servir au redémarrage des cuves de l'aluminerie de Bécancour. Elles s'y empilent depuis maintenant un an.

Chez les quelque 150 fournisseurs et sous-traitants de l'usine ABI, le lockout qui perdure depuis près d'un an fait des ravages. «Nous étions environ 80 travailleurs des différentes divisions du Groupe MBI à travailler à l'ABI il y a un an. Maintenant, nous ne sommes qu'une quinzaine tout au plus», explique Marco Durand, contremaître du Groupe MBI.

Pour eux et bien d'autres, le lock-out est synonyme d'importantes pertes de chiffre d'affaires.

«Pour plusieurs, c'était le contrat principal. Ça donne un gros coup. On voit toutefois la capacité de nos entrepreneurs à se retrousser les manches, à faire face aux problèmes et à trouver de nouveaux clients», relativise toutefois la présidente de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Sonia Caron.

Des sacrifices

C'est le cas de MBI. «Le manque de main-d'oeuvre dans d'autres usines nous a permis de reclasser nos travailleurs un peu partout, mais on n’a pas été en mesure de retrouver du travail à tout le monde», constate Marco Durand.

Pour payer les comptes, certaines personnes ont accepté du travail temporaire aussi loin qu'à Alma ou à Sept-Îles.

«Les gens doivent travailler. Pour certains, les prestations de chômage prendront fin vendredi», rappelle-t-il.

Le maire de Bécancour garde espoir. Il n'a simplement pas le choix: l'usine représente 17% des revenus de taxe de la ville et permet des retombées économiques évaluées à 500 millions de dollars chaque année dans la grande région de la Mauricie et du Centre du Québec.

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