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Début du procès d’une éducatrice accusée de maltraitance

Nicolas Saillant | Journal de Québec

archives, TVA Nouvelles

Le procès d’une éducatrice de Sainte-Marie de Beauce accusée d’avoir maltraité un bambin de seulement 10 mois a débuté mercredi matin avec le témoignage de la mère du petit garçon.

Lancé mardi avec la sélection du jury, le procès d'Elizabeth Pelletier, une ancienne éducatrice en milieu familial accusée de voies de fait graves et d’avoir mis la vie d’un bambin en danger, prenait son envol mardi. La mère du bébé est venue raconter les événements qui ont mené aux accusations.

Entre le 20 septembre et le 19 octobre 2016, le petit garçon, pris de vomissements à répétition accompagnés de fièvre et de déshydratation, avait été hospitalisé à deux reprises pour un total de 14 jours. C’est au moment du deuxième séjour au CHUL, après que le bambin ait été pris de convulsions, que des analyses plus poussées avaient permis de détecter du sang au cerveau et qu’une enquête avait été enclenchée.

Jeune gardienne

Elizabeth Pelletier, à l’époque âgée de 21 ans, venait d’ouvrir sa garderie chez elle à Sainte-Marie. Cette dernière gardait alors six enfants, dont le sien et la présumée victime. Le père de la victime était lié en affaires avec le conjoint de Mme Pelletier et le couple avait donc fait confiance en la nouvelle éducatrice.

Or, quelques jours seulement après le début du gardiennage, le bébé de 10 mois, qui ne dormait pas beaucoup le jour, a été pris de vomissements importants. Vu son état qui ne s’améliorait pas, la mère s’est rendue à l’hôpital où le garçon a été hospitalisé pendant neuf jours.

De retour à la garderie alors qu’il était rétabli, le bébé se retrouve une fois de plus dans le même état quelques jours plus tard. Le 19 octobre, Elizabeth Pelletier appelle la mère du bébé pour lui dire qu’elle l’a «pris dans ses bras» et qu'il «a comme perdu connaissance».

Un deuxième séjour au CHUL a lieu lorsque l’enfant est pris de convulsions à l’urgence. Un TACO permet de détecter du sang dans le cerveau du bébé.

Les médecins informent dès ce moment la DPJ et la police pour faire état d’un cas probable de bébé secoué. La mère de la victime est alors immédiatement soupçonnée. «Je vois que peu importe ce que je dis, ils ne sont pas là pour me croire», a témoigné la mère très émotive.

Elizabeth Pelletier a finalement été formellement arrêtée le 3 novembre 2016. L’accusée, qui a choisi un procès devant jury, aura donc une défense à faire valoir.

Le procès se poursuit mercredi après-midi et est prévu pour trois semaines.