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Incendie dans une résidence pour aînés

Jonathan Tremblay | Agence QMI

Une dame de 73 ans a été rescapée in extremis de l’incendie d’une résidence pour aînés autonomes de Mirabel, mardi soir, après avoir été trouvée dans la penderie de ses voisins. 

Dépêchés vers 22 h 15, les pompiers de Mirabel et des environs ont effectué plusieurs sauvetages aux abords de l’immeuble Faubourg du Domaine, sur la rue Brault. «La fumée s’est propagée rapidement, empêchant les gens de sortir», a expliqué Joël Laviolette, directeur du Service de sécurité incendie de Mirabel. Ses sapeurs sont arrivés sur les lieux en seulement quatre minutes, en raison de la proximité de la caserne. 

À l’échelle 

Une multitude de résidents se trouvaient déjà sur leur balcon à l’arrivée des secours. En panique, ils attendaient d’être secourus avec l’échelle. Lors du décompte, les autorités ont réalisé qu’une des locataires manquait à l’appel. 

«On s’est aperçu que c’était la dame de l’adresse où le brasier avait pris naissance, a relaté M. Laviolette, dont l’équipe est remontée à l’étage en vitesse. On l’a trouvée dans la garde-robe de l’entrée, chez ses voisins adjacents.» 

On ignore comment la dame a abouti à cet endroit, mais elle n’y était pas au début de la soirée. 

La septuagénaire vivait des moments difficiles depuis la mort d’un proche, il y a quelques mois. Elle aurait récemment montré des signes d’instabilité qui inquiétaient son entourage. 

«Rien ne porte à croire que ce soit un acte criminel, a affirmé M. Laviolette. On priorise le geste accidentel ou volontaire, mais la cause est inconnue.» Une vingtaine des 40 logis ont été endommagés. 

Incommodés 

Cinq individus incommodés par la fumée ont été transportés en ambulance. La dame égarée a quant à elle été transférée au Centre hospitalier de l'Université de Montréal pour traiter une inhalation plus importante. 

Selon le directeur du service, les pompiers ont fait face à une opération humainement éprouvante. «C’est un choc pour eux. Ce n’était pas une pratique avec des poches de patates sur les épaules. Il s’agissait de vrais humains. Certains m’ont dit que cet évènement resterait gravé dans leur mémoire à jamais.» 

M. Laviolette se réjouit que son équipe fût toujours de garde, au moment de l’appel initial. Cela a réduit considérablement le délai d’intervention.