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La chute boursière ne nuira pas à l’économie

Sylvain Larocque | Journal de Montréal

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

La déroute des marchés boursiers à la fin de 2018 ne devrait pas nuire à l’économie en 2019, a estimé mardi le grand patron de la Banque Nationale, Louis Vachon.

«Selon moi, il n’y a rien [dans l’instabilité boursière des dernières semaines] qui pourrait affecter la croissance de l’économie réelle au Canada en 2019», a déclaré M. Vachon lors d’une conférence à Toronto.

L’indice S&P/TSX a reculé de 14% en 2018, sa pire performance en une décennie.

Jusqu’ici, la débâcle boursière n’a eu aucun impact significatif sur les activités de la plus importante banque québécoise, qu’il s’agisse des volumes de prêts et de dépôts, du comportement des clients ou des pertes sur prêts, a précisé le PDG.

Léger ralentissement en 2019

Cette année, la Nationale projette que le Canada et le Québec connaîtront une croissance «légèrement plus faible» qu’en 2018, mais rien de dramatique.

En fait, dans plusieurs régions du Québec, le problème n’est pas la croissance, mais la pénurie de main-d’œuvre, a rappelé Louis Vachon.

«Sur la Rive-Sud de Québec, le taux de chômage est de 2,7%, a-t-il noté. Il y a littéralement des projets qui sont reportés à cause de l’incapacité de trouver de la main-d’œuvre. À l’extérieur de Montréal, le plus important obstacle à la croissance, c’est la pénurie de main-d’œuvre.»

L’économie québécoise profite de la bonne santé des finances publiques, de l’endettement relativement faible des ménages en raison des prix raisonnables de l’immobilier et du haut taux d’emploi des femmes, a analysé M. Vachon.

«Tous ces facteurs font en sorte que le Québec se porte bien maintenant et nous amènent à penser que le Québec s’en tirera mieux que d’autres dans le cas d’un ralentissement», a-t-il affirmé.

Moins de syndiqués

Participant à la même conférence, le PDG de la Banque Laurentienne, François Desjardins, a dit espérer en arriver en 2019 à une entente avec ses employés syndiqués qui lui donnera plus de «flexibilité».

«Dire que la Banque Laurentienne est une banque syndiquée n’est pas exact», a-t-il toutefois insisté.

Ces dernières années, le nombre de syndiqués est passé de 2200 à 1200 sur un total de 3600 employés, a relevé le grand patron de la Laurentienne.

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