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Legault doit gouverner pour tous les Québécois, plaide l’opposition

Geneviève Lajoie | Agence QMI

François Legault doit gouverner pour tous les Québécois, pas seulement pour sa base électorale, plaide l’opposition.

«Une fois qu’on est au pouvoir, on doit gouverner non pas pour les banlieusards ou certains groupes particuliers, on doit gouverner pour l’ensemble de la population», a affirmé haut et fort le chef libéral Pierre Arcand.

Dans une entrevue accordée à notre Bureau parlementaire sur les 100 premiers jours du gouvernement caquiste, la vice-première ministre Geneviève Guilbault a promis de gouverner pour «la classe moyenne, pour le monde ben ordinaire et pour les banlieusards».

Le chef de l’opposition officielle estime qu’on ne doit pas privilégier un groupe en particulier lorsqu’on est au pouvoir.

«Une ligne ben ordinaire»

Une préoccupation que partage le chef intérimaire du Parti québécois. «Les Québécois ont le droit de savoir s’ils répondent aux critères de la CAQ "du monde ben ordinaire". J’ai trouvé d’ailleurs que c’était une ligne ben ordinaire de la vice-première ministre», a réagi Pascal Bérubé.

 

Ce dernier reconnaît que le gouvernement Legault profite actuellement d’une «période de lune de miel» auprès de la population, qui est généralement indulgente après l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle administration.

Mais le «vrai test s’en vient», a prévenu le péquiste. «À partir de la rentrée parlementaire de février, il y a des questions importantes qui vont se poser», a insisté Pascal Bérubé. Il évoque notamment le dossier des maternelles 4 ans, de même que le projet de loi visant à hausser l’âge légal pour consommer du cannabis à 21 ans, ainsi que le projet routier de 3e lien entre Québec et sa rive sud.

Pas fait ses preuves

Pour le chef libéral, le gouvernement de la CAQ n’a pas encore fait ses preuves au terme de quelque trois mois au pouvoir. Pierre Arcand signale qu’une «centaine de promesses» ont été faites durant la campagne électorale, mais que peu de gestes concrets ont été posés jusqu’ici.

«J’incite fortement le gouvernement à s’occuper des vrais enjeux du Québec, plutôt que se lancer dans toutes sortes d’aventures qui ne sont pas, à mon avis, les affaires les plus prioritaires actuellement», a-t-il insisté.