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MarieChantal Chassé: la morale de toute l’histoire

Analyse

TVA Nouvelles

MarieChantal Chassé ne sera pas restée longtemps en poste à la tête du ministère de l’Environnement. Ses sorties médiatiques malhabiles, ses absences de réponses aux journalistes, et son stress évident devant les caméras l’auront emporté.   

Selon l’analyse d’Emmanuelle Latraverse à l’émission de Mario Dumont, François Legault doit assumer l’erreur d’avoir nommé la mauvaise personne comme ministre de l’Environnement.   

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«Ça fait partie du risque, du pari de créer un cabinet ministériel avec autant de recrues. [...] C’est aussi la preuve qu’on bon CV sur papier, ça ne fait pas nécessairement un bon politicien», a expliqué l’analyste sur les ondes de LCN.   

Selon elle, ce n’est pas l’opposition ou même les journalistes qui ont eu sa tête.  

«On blâme les médias en ce moment qu’elle avait des problèmes de communication dans ses points de presse. Mais réécoutez-les les fameux points de presse qui ont articulé sa chute. La Tribune de la presse à Québec, elle n’est pas super tendre en général. Ils étaient pas mal gentils (avec elle). Ce n’était pas un cas d’acharnement sur elle. On lui demande c’est quoi le fonds vert, elle n’était pas capable de l’expliquer!»  

Selon les informations d’Emmanuelle Latraverse, lorsque MarieChantal Chassé pratiquait ses sorties devant les médias, derrière les portes closes, tout se passait bien.  

«C’est vraiment devant les caméras qu’elle figeait et qu’elle perdait ses moyens totalement», précise l’analyste.   

La morale de l’histoire?  

«La morale de l’histoire, c’est que c’est un mauvais casting, et François Legault lui a fait une faveur en la tassant tout de suite. [...] L’avoir laissée là plus longtemps, parce qu’elle était incapable d’articuler le message, c’est toute la crédibilité de l’action du gouvernement en Environnement. Le rôle d’un ministre c’est de gérer, mais c’est aussi de vendre de convaincre l’électorat du bien-fondé des démarches que prend le gouvernement».  

Les électeurs vont sans doute pardonner à François Legault cette erreur, surtout en début de mandat, conclut l’analyste. 

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