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Financement

Ultime cri du cœur pour l’université franco-ontarienne

Philippe Orfali | Agence QMI 

Dominic Chan / Archives Agence QMI

À six jours de l’élimination du financement gouvernemental de l’Université de l’Ontario français, la communauté franco-ontarienne a lancé un ultime cri du cœur au gouvernement Ford, qui continue de faire la sourde oreille.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, qui représente les quelque 622 000 francophones de la province, demande au premier ministre Doug Ford de renouveler le financement de cette institution qui doit voir le jour en 2020 dans le grand Toronto. Celui-ci arrive à échéance le 15 janvier.

Elle a aussi demandé aux conservateurs de présenter une demande de financement auprès d’Ottawa. Avant Noël, le gouvernement Trudeau s’était dit ouvert à financer les quatre premières années d’activité de l’Université, si l’Ontario le demandait.

«Nous n’avons reçu aucune confirmation que la province et le gouvernement fédéral ont conclu une entente sur l’Université», a déploré mercredi le président de l’Assemblée, Carol Jolin.

Rappelons que le gouvernement Ford a mis la hache dans une série d’institutions francophones depuis novembre. Il a notamment aboli le Commissariat aux services en français, qui disparaîtra en mai, et annoncé l’annulation du projet d’université unilingue de langue française. Des magazines et des institutions culturelles sont aussi dans sa ligne de mire.

Pour le président de l’Assemblée, cette décision va accélérer l’assimilation des francophones de la province, particulièrement dans le centre-sud-ouest de la province, une région où la population francophone connaît un boom important en raison de l’immigration.

«Malheureusement, les universités bilingues ne sont pas en mesure de garantir l’enseignement en français tout au long d’un programme. C’est pourquoi les francophones de l’Ontario revendiquent une université de langue française depuis un demi-siècle».

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