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Obedjiwan

Une communauté atikamekw secouée par une mort violente

Charel Traversy | TVA Nouvelles 

La communauté atikamekw d'Obedjiwan est secouée par la mort violente d'une jeune femme. Mardi soir, une dispute familiale aurait éclaté dans une maison de la réserve autochtone d'Obedjiwan, une altercation entre un frère et une sœur qui a viré au drame.

Le décès de Tiffany Jean-Pierre a été constaté en soirée. La femme de 29 ans était gravement blessée à l'arrivée des policiers.

Ce qu'au départ les policiers ont qualifié de mort suspecte est rapidement devenu un dossier d'homicide, mercredi après-midi.

Joe Bastien Jean-Pierre, le frère de Tiffany, a été arrêté et interrogé par les policiers. En fin d'après-midi, l'homme de 27 ans a été amené au palais de justice de Roberval, au Lac-Saint-Jean. Il fait face à une accusation de meurtre au deuxième degré.

«Toute la communauté est bouleversée, personne ne reste insensible face à ça», a confié Christian Awashish. Pour le chef de la communauté d'Obedjiwan, ce drame ramène à la surface un problème de surpopulation. Le nombre de constructions dans la réserve ne parvient pas à combler les besoins en matière de logement.

«On est impuissants. C'est une situation et des conflits qui arrivent trop souvent dans la communauté lorsqu'on a un surpeuplement dans les maisons», a-t-il poursuivi.

En 2016, Statistique Canada révélait que 18,3 % des Autochtones au pays vivaient dans un logement surpeuplé avec soit un nombre insuffisant de chambres ou de taille trop petites.

Chaque année en moyenne, les policiers d'Obedjiwan réalisent plus de 2200 interventions policières. Sur ce nombre, l'an dernier, le service de police est intervenu plus de 260 fois pour des crimes contre la personne.