/regional/saguenay

CS des Rives du Saguenay

Visée par un «ouragan» de harcèlement psychologique

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles 

L'ancienne directrice générale de la Commission scolaire des Rives du Saguenay, Chantale Cyr, s'est retrouvée au cœur d'un «ouragan» de harcèlement psychologique, a témoigné un consultant mercredi.

«J'ai vu Chantale Cyr se faire détruire. C'était comme un ouragan. Je voyais les dommages», a raconté Daniel Ouimet devant le Tribunal administratif du travail, dans le cadre du procès de la présidente de la commission scolaire, Liz Gagné, accusé d'avoir harcelé psychologiquement Mme Cyr.

Le premier témoin dans le cadre de ce procès a expliqué qu'à son arrivée à la commission scolaire, le climat de travail était très bon. Celui-ci se serait détérioré lors des élections scolaires, avec le retour de Mme Gagné à la présidence.

Les directeurs étaient persuadés qu'elle voulait être réélue pour avoir la peau de la nouvelle directrice générale et pour décider de tout.

Lors de la première séance du conseil des commissaires, en mai 2017, Daniel Ouimet dit avoir vu la présidente ignorer Mme Cyr qui désirait prendre la parole.

Quand deux commissaires ont insisté, Liz Gagné lui a donné l'occasion de s'exprimer, mais elle s'est reculée sur sa chaise en fixant le plafond, soupirait fortement, lui a donné un coup de coude et l'a finalement regardé pour qu'elle cesse de parler.

En septembre 2017, Mme Cyr était visiblement affectée par une décision du conseil des commissaires qui lui retirait des pouvoirs. «Elle pleurait fortement. En crise de larmes, elle a dit "je vais me tuer, je vais me pendre", a indiqué Daniel Ouimet. Elle était complètement détruite.»

Il a alors eu vraiment peur que Mme Cyr commette l'irréparable, au point où il a décidé d'aviser le service des enquêtes du ministère de l'Éducation.

M. Ouimet a ensuite cessé sa collaboration avec l'organisme parce qu'il ne voulait pas travailler «pour une commission scolaire qui fait du harcèlement envers sa directrice générale».

L'avocat de Mme Cyr, Me Éric Lebel, souhaite obtenir un dédommagement pour sa cliente, ainsi que sa réintégration.

Les audiences devant le juge administratif Guy Roy seront longues, car pas moins d'une dizaine de journées ont été placées à l'agenda du tribunal pour entendre cette cause.

Dans la même catégorie