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Burkina Faso

Les heures précédant la disparition d’Edith Blais racontées

TVA Nouvelles

Près d’un mois après la disparition d’Edith Blais, au Burkina Faso, l’une des dernières personnes à avoir vu la Québécoise et son compagnon de voyage s’est confiée sur les ondes de LCN, jeudi matin.

Robert Guilloteau, un expatrié français, a raconté en entrevue au Québec matin avoir hébergé les deux voyageurs la veille de leur disparition.

«J’ai rencontré les jeunes touristes sur la route. On a sympathisé et je leur ai donné un plan de ma maison.  J’ai dit : s’ils passent à Bobo-Dioulasso et qu’ils ont envie de s’arrêter... Samedi le 15, à midi, ils étaient devant ma porte», a raconté M. Guilloteau.

 

«On est allés manger, c’est même eux qui ont payé le restaurant. On a dansé, on est revenus à la maison vers 0h30 et on s’est couchés. Ils ont dormi chez moi. Le lendemain matin, on a pris le petit déjeuner et ils sont partis vers 11h», a-t-il poursuivi.

La police locale, les ambassades de l'Italie et de la France sont entrées en contact avec lui pour connaitre sa version. «Des journalistes canadiens m'ont contacté, mais pas les autorités», indique M. Guilloteau.

Par courriel, Affaires mondiales Canada répond: «Les représentants du gouvernement canadien au Burkina Faso sont également en contact avec les autorités locales afin de recueillir de l’information supplémentaire.»

Selon Robert Guilloteau, Edith Blais et son ami devaient se rendre dans la capitale, Ouagadougou, pour obtenir un visa auprès des services d’immigration. Il ignore toutefois ce qui a bien pu leur arriver, lui qui n’a appris que récemment leur disparition.

 «Il y a d’abord l’accident. Peut-être qu’ils sont tombés dans une rivière ou je ne sais trop quoi... Il y a ça et il y a l’hypothèse d’une altercation qui aurait mal tourné. Je ne sais pas, je n’ai aucune idée. Ce n’est que récemment que j’ai appris qu’ils étaient disparus parce que moi je les croyais au Togo. Je pensais qu’ils avaient changé leur programme et qu’au lieu de s’arrêter à Ouagadougou ils avaient continué au Togo», conclut l’homme qui ajoute que la thèse terroriste «n’est pas à exclure».

Robert Guilloteau est très inquiet: «Je suis certain qu'il leur est arrivé quelque chose de grave parce que trois semaines sans nouvelles, de leur part ce n'est pas normal. Il peut être arrivé plein de choses. Ce qui m'inquiète, c'est qu'on n'ait pas retrouvé la voiture.»

- avec la collaboration de Jasmin Dumas

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