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Violation de domicile

Un homme et une femme séquestrés à Québec

Dominique Lelièvre | Agence QMI

MARC VALLIÈRES/AGENCE QMI

Un homme et une femme dans la vingtaine ont été agressés et séquestrés dans leur appartement du quartier Saint-Sauveur, à Québec, jeudi matin.

Vers 7h53, les policiers de Québec ont reçu un appel de détresse à propos d’une violation de domicile dans un duplex de la rue Père-Arnaud.

Des suspects portant un déguisement qui masquait leur visage auraient pénétré dans un logement alors que des occupants s’y trouvaient.

Les deux résidents ont subi des voies de fait. Ils auraient même été séquestrés dans leur propre domicile, a révélé la police.

Quatre arrestations

Les victimes ont été conduites à l’hôpital, et l’on ne craint pas pour leur vie. L’homme, en particulier, avait des «blessures apparentes à la tête», a expliqué le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Les suspects ont pris la fuite, mais ont été rattrapés quelques minutes plus tard par les policiers grâce à la description fournie par des témoins.

Quatre personnes ont été placées en état d’arrestation pour leur implication présumée dans les événements. Elles ont été rencontrées par des enquêteurs de l’unité des crimes majeurs du SPVQ.

Mobile inconnu

À la mi-journée, les motivations des suspects restaient inconnues. Le vol et le règlement de compte font partie des hypothèses étudiées. «On ne peut fermer aucune porte pour le moment», a indiqué David Poitras, porte-parole au SPVQ.

Le corps de police n’a pas voulu préciser s’il y a eu ou non usage d’une arme lors de la perpétration des voies de fait. On ignore également si les victimes et les suspects se connaissent ou si ces derniers sont connus des services policiers.

Un périmètre de sécurité est resté en place pendant de longues heures dans la rue Père-Arnaud, attirant la curiosité de badauds.

Les événements n’ont pas manqué de susciter l’inquiétude et la surprise dans le voisinage, qui parle d’un secteur habituellement paisible.

«Il n’y a jamais eu de police dans le coin. Je trouve ça un peu étonnant aujourd’hui», a mentionné un résident, Kader.

«Ça m’étonne, oui et non, parce qu’on n’est jamais à l’abri nulle part», a pour sa part observé Micheline Sauvageau.