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Arrivée de Mike Pompeo à Bahreïn

AFP

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo est arrivé vendredi à Bahreïn, première étape d'une tournée dans les pétromonarchies du Golfe, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon un porte-parole du département d'État, les partenariats avec ces pays arabes sont essentiels pour la protection de l'approvisionnement énergétique mondial, la lutte contre «le terrorisme islamique radical» et le recul de «l'agression iranienne».

À Bahreïn, siège de la Ve Flotte des États-Unis, M. Pompeo doit avoir un déjeuner de travail avec le roi Hamad, le prince héritier Salmane et son homologue, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, selon son programme.

Bahreïn est «un ardent soutien» pour lutter contre «les efforts malveillants de l'Iran» dans la région, a déclaré le porte-parole du département d'État.

Juste avant l'arrivée du chef de la diplomatie américaine, les autorités de Bahreïn ont rejeté un appel de l'ONU à libérer un défenseur des droits de l'Homme et opposant, Nabil Rajab, condamné pour des tweets dénonçant la guerre au Yémen et des cas présumés de torture dans des prisons bahreinies.

On ne sait pas si M. Pompeo évoquera la situation des droits humains dans cette monarchie pendant sa visite.

Avant le Golfe, le chef de la diplomatie américaine s'est rendu en Jordanie, en Irak et en Égypte.

Après Bahreïn, il ira aux Émirats arabes unis, au Qatar, en Arabie saoudite, à Oman et au Koweït, qui font tous partie du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

«Un CCG uni est l'épine dorsale» de la sécurité régionale et est «essentiel pour contrer la plus grande menace» à la stabilité régionale: «le régime iranien», a déclaré un porte-parole américain alors que les États-Unis ne cessent de désigner l'Iran comme l'ennemi commun.

L'Iran est le grand rival régional de l'Arabie saoudite, proche allié des États-Unis.

Créé en 1981, le CCG est sérieusement ébranlé depuis 2017 par une grave crise diplomatique interne.

Trois de ses membres, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et lui ont imposé un embargo en l'accusant de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l'Iran.

Le Qatar a réfute catégoriquement soutenir des mouvements extrémistes en affirmant que ses adversaires cherchent à mettre sa politique étrangère sous tutelle.

Le Koweït et les États-Unis ont tenté plusieurs médiations qui n'ont pas abouti jusqu'ici.

Dans le Golfe, M. Pompeo parlera aussi de la guerre au Yémen et de la crise humanitaire dont il attribue la responsabilité «aux rebelles Houthis soutenus par l'Iran», ainsi que du processus de paix interyéménite initié le mois dernier en Suède, selon un porte-parole américain.

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