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Denso, une société au passé trouble

Francis Halin | Agence QMI

Le géant japonais de pièces automobile Denso, accueilli à bras ouverts par nos politiciens, a dû se battre jusqu’à la Cour suprême du Japon pour défendre sa filière située dans le paradis fiscal de Singapour... en plus d’avoir déjà fait partie d’un cartel. 

L’an dernier, Denso a été pointée du doigt par Bruxelles parce qu’elle a fait partie d’un cartel de sept entreprises qui se sont entendues pour fixer les prix de bougies d’allumage et de systèmes de freinage, selon The Financial Time. 

Denso n’a cependant pas eu à payer de facture comme les autres parce que c’est elle qui a mis au courant les fonctionnaires du stratagème. La multinationale japonaise a aussi eu des démêlés avec le fisc concernant l’impôt. 

Impôts en question 

En juin 2010, le Bureau régional des impôts de Nagoya a affirmé qu’une filiale de Singapour n’était pas soumise aux exemptions de règles anti-paradis fiscaux. 

Résultat, on l’a obligée à changer le revenu imposable de deux de ses exercices financiers de près de 1,4 milliard $. En 2014, Denso a gagné un procès... mais elle en a perdu un autre deux ans après. 

À l’automne 2017, après plusieurs années de guerres dans les tribunaux, Denso a finalement remporté sa cause en Cour suprême du Japon. Le plus haut tribunal du pays a dit que l’entreprise n’était pas en faute avec sa filiale à Singapour. 

Quand «Le Journal de Montréal» a rappelé cette histoire au vice-président du Centre nord-américain de recherche et d’ingénierie de Denso, Pat Bassett, et lui a demandé si son bureau montréalais prévoyait payer ses impôts au Québec ou à Singapour, ce dernier s’est montré hésitant. 

«Vous savez, c’est une bonne question. Je ne suis pas certain. Je vais devoir demander aux comptables et aux gens responsables des impôts. Je vais devoir vous revenir», a-t-il dit. 

Quelques heures plus tard, Montréal International a fait parvenir une déclaration de la chef des communications corporatives de Denso International America. 

«Denso s’engage à respecter toutes les lois et réglementations en vigueur dans les pays et les régions ou il opère dans le monde», a déclaré sa porte-parole, Bridgette LaRose.

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