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Les commerces appelés à renforcer leur sécurité

AFP

La police britannique a recommandé aux commerçants de renforcer leur dispositif de sécurité, en embauchant davantage de vigiles, pour faire face au risque éventuel de voir les clients se ruer dans les magasins pour constituer des stocks avant le Brexit.

«Nous suggérons aux commerçants d'envisager la planification de mesures de sécurité supplémentaires au cas où la crainte de pénuries de biens mène à une hausse significative des clients», a indiqué la police londonienne (Metropolitan Police) dans un communiqué transmis vendredi à l'AFP.

«Nous menons ces conversations afin de réduire les recours à la police pour les grandes foules ou queues qui en découleraient dans les magasins», a-t-elle précisé.

Les députés risquent fort de recaler mardi l'accord de divorce négocié par le gouvernement britannique avec l'Union européenne, faisant planer la menace d'une sortie brutale du bloc européen le 29 mars.

Ce scénario est redouté par les milieux économiques et pourrait causer de l'agitation sur les marchés financiers. La principale organisation patronale britannique, la CBI, a prévenu vendredi qu'un Brexit sans accord serait «ingérable».

Selon la Banque d'Angleterre, un «no deal» plongerait le Royaume-Uni dans la crise, avec un effondrement de la livre, une montée en flèche du chômage et de l'inflation, et un plongeon des prix de l'immobilier.

Face à ce scénario catastrophe, de nombreuses entreprises ont indiqué qu'elles prévoyaient de constituer des stocks, comme le groupe agroalimentaire Premier Foods, le géant des supermarchés Tesco, le détaillant en vins Majestic Wines ou la prestigieuse marque britannique de voitures Rolls-Royce pour ses pièces détachées.

Pour parer à toute éventualité, le Royaume-Uni a aussi prévu de stocker des médicaments pour six semaines supplémentaires, en plus des trois mois de stocks actuels dont il dispose.

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