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Les droits de passage des motoneigistes en danger?

Patricia Hélie | TVA Nouvelles

Les droits de passage pour les motoneigistes sont-ils en danger ? Les clubs de motoneige constatent une hausse des usagers hors piste, au grand dam des agriculteurs, dont Claude Chartier de Champlain. Sur ses terres, il accorde un droit de passage, mais peine à contrôler les délinquants hors piste. «On met une corde avec des piquets. C'est comme des animaux, il faut leur indiquer la "trail" avec une clôture.»

Si le hors-piste dérange autant, c'est qu'il touche directement les revenus des agriculteurs. «Quand la motoneige passe, ça tape la neige et la gelée descend plus facilement. Ça gèle la luzerne.»

Tout ça s'ajoute à un début de saison parsemé d'embûches. D'abord les cours d'eau n'étaient pas gelés, ensuite le verglas a paralysé les sentiers, nécessitant des milliers d'heures de travail. Plus de 2000 heures de bénévolat uniquement pour le club de motoneige du comté de Champlain.

Au Québec, la motoneige gagne de plus en plus d'adeptes. Les retombées économiques s'élèvent maintenant à 3,27 milliards de dollars dont 60 millions uniquement en Mauricie. Pour s'assurer de conserver cette manne, le club de motoneige du comté de Champlain vient de se doter d'une surfaceuse dernier cri. Probablement la première du genre au Québec. «Ça donne moins de poids sur le derrière de la machine et ça nous permet, dans les courbes, de virer plus serré», explique avec fierté Guy Brouillette, opérateur de surfaceuse.

De quoi contenter les 800 motoneigistes par jour qui empruntent les sentiers du club la fin de semaine et qui, pour la plupart, se font un devoir de demeurer sur les sentiers.