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«Pachamama: le trésor sacré»: d’une grande fraîcheur

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Les enfants de plus de cinq ans tomberont sans nul doute sous le charme de cette histoire apte à les faire rêver ainsi qu'à leur dispenser quelques messages écologiques et humains.

À mille lieux des animations américaines, «Pachamama: le trésor sacré» se déroule au Pérou, dans un village de la Cordillère des Andes. Tepulpaï et Naïra doivent récupérer la Huaca, le totem sacré du village, volé par les Incas.

Voilà pour la prémisse. Cette charmante aventure conçue pour les moins de 10 ans est captivante. Le début de ce long métrage de 72 minutes s’attarde sur les particularités des us et coutumes de cette culture. Le shamanisme, les sacrifices rituels, le rôle de Pachamama – la déesse mère –, sont autant de détails expliqués simplement et efficacement aux jeunes.

La psychologie des deux enfants est, elle aussi, résolument différente de celle qu’on trouve dans la majorité des longs métrages d’animation nord-américains. On y retrouve des accents de «Kirikou» (les producteurs sont d’ailleurs les mêmes et ont aussi offert «Les Triplettes de Belleville») ou de «Dilili à Paris», sorti avant les Fêtes. Le petit Tepulpaï est ainsi espiègle et indiscipliné plutôt égoïste, tandis que Naïra est silencieuse et respectueuse des traditions. Les deux sont aussi futés l’un que l’autre et leur quête leur fera croiser la route des conquistadors espagnols.

Visuellement, les couleurs sont à la fois chaudes et éclatantes, enveloppant le spectateur dans un monde stylisé qui éveille l’imaginaire. La musique d’accompagnement joue le même rôle, renforçant le sentiment de douceur et d’harmonie qui règne dans ce monde du XVIe siècle.

Mêlant habilement message écologique, leçons humaines et aventures enfantines, ce «Pachamama: le trésor sacré» du cinéaste Juan Antin est un petit bijou qui mérite d’être découvert le temps d’une sortie cinéma en famille.

Note: 4 sur 5