/news/politics

Ottawa donne une chance supplémentaire à Doug Ford

Agence QMI

Le fédéral a débloqué des fonds dimanche afin que le projet de l’Université de l’Ontario français ne tombe pas à l’eau si le gouvernement ontarien de Doug Ford revient sur sa décision et décide d’aller de l’avant.

Ottawa dépensera 1,9 million $ pour maintenir l’équipe de travail pour ce projet jusqu’en janvier 2020. Annoncée par la ministre des Langues officielles et de la Francophonie Mélanie Joly sur Twitter, dimanche, cette extension d’un an permet donc au gouvernement conservateur ontarien de changer d’idée, lui qui a semé la controverse en novembre lorsqu’il a déclaré qu’il ne voulait plus financer la création d’une université francophone à Toronto. Ce projet avait été lancé par les libéraux de Kathleen Wynne qui ont été défaits par les conservateurs aux élections ontariennes du printemps dernier.

Cette décision d’Ottawa survient à deux jours de l’échéance de mardi pour la fin du financement provincial.

«Les Franco-Ontariens pourront toujours compter sur notre appui à titre de partenaire dans le projet de l’Université de l’Ontario français», a affirmé la ministre fédérale montréalaise sur Twitter.

Dans une lettre qu’elle a fait parvenir à Caroline Mulroney, la ministre responsable des Affaires francophones en Ontario, Mme Joly a réitéré que le gouvernement Trudeau était disposé à payer «au moins» la moitié de la facture, mais que «la responsabilité revient à l’Ontario de mener à bien ce projet».

Elle a précisé que «les programmes fédéraux ont la flexibilité nécessaire pour couvrir les coûts de démarrage de l’Université de l’Ontario français au cours des premières années du projet», si la province s’engage à verser sa part dans les années suivantes.

Rappelons que le gouvernement Ford a mis la hache dans une série d’institutions francophones depuis novembre. Il a notamment aboli le Commissariat aux services en français, qui disparaîtra en mai, et annulé le projet de cette université unilingue de langue française. Des magazines et des institutions culturelles sont aussi dans sa ligne de mire.

Pour le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin, cette décision va accélérer l’assimilation des francophones de la province, particulièrement dans le centre-sud-ouest de la province. Il a demandé il y a quelques jours au premier ministre Doug Ford de renouveler les sommes prévues pour cette institution et de présenter une demande de financement à Ottawa.

Dans la même catégorie