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L’APCHQ veut que Québec favorise davantage l’accès à la propriété

Agence QMI

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) demande au gouvernement de François Legault de mettre en place des mesures pour favoriser l’accès à la propriété ainsi qu’à la rénovation.

Dans le cadre de consultations prébudgétaires, l’APCHQ a dévoilé lundi un sondage qu’elle a commandé à la firme Léger qui montre que 66% des répondants non propriétaires souhaitent le devenir et que 73% des personnes interrogées veulent que le gouvernement donne un coup de pouce aux jeunes ménages.

«L’APCHQ propose, entre autres, l’adoption du RAP intergénérationnel qui permettrait aux parents qui le désirent d’aider leur enfant en lui transférant une partie de leur REER, et ce, sans pénalité. Les sommes, sous forme de prêt, devront être remboursées dans le REER parental selon les conditions en vigueur. Une mesure qui ne coûterait rien au gouvernement! » a déclaré François Vincent, vice-président relations gouvernementales et relations publiques à l’APCHQ, par communiqué.

Il a souligné qu’«avec seulement 61,3% de ménages qui sont propriétaires, le Québec est bon dernier au Canada».

RénoVert

L’APCHQ recommande également de rendre permanent le programme RénoVert, qui consiste en des crédits d’impôt pour des rénovations qui améliorent le bilan énergétique des résidences. L’organisation estime que ce programme devrait couvrir davantage de travaux et être accessible pour des logements loués.

«Environ 75% des propriétaires québécois ont déjà entendu parler du programme de crédit d’impôt à la rénovation RénoVert, c’est dire la notoriété de cette mesure! D’autant plus que le crédit a eu comme effet d’augmenter de près de 2000 $ le montant dépensé et représente la meilleure mesure pour lutter contre le travail au noir», a noté François Vincent.

Aussi, l’APCHQ voudrait que les PME de la construction puissent jouir sans condition d’un taux d’imposition de 4 % comme ce sera le cas pour celles des secteurs manufacturier et primaire. Elle estime que le gouvernement provincial doit agir pour régler cette «iniquité fiscale».