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Poursuivi pour agression physique à 96 ans

Alex Drouin | Le Journal de Montréal

Le Havre de Paix est situé à Saint-Honoré-de-Shenley, en Beauce, là où une préposée aux bénéficiaires aurait été agressée physiquement à deux reprises par un client.

Le Havre de Paix est situé à Saint-Honoré-de-Shenley, en Beauce, là où une préposée aux bénéficiaires aurait été agressée physiquement à deux reprises par un client.

Une ex-préposée aux bénéficiaires d’une résidence pour personnes âgées en Beauce réclame un peu moins de 30 000 $ à l’un des résidents qui l’aurait agressée physiquement à quelques reprises. 

Guylaine Vachon, de Saint-Honoré-de Shenley, travaillait chez Havre de Paix, une résidence privée pour personnes autonomes et semi-autonomes de cette municipalité. Elle prétend avoir été agressée par Gérard Dostie les matins des 13 et 16 août ainsi que le 12 septembre en 2017. 

Selon la poursuite qui a été déposée au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce le 6 décembre, M. Dostie, 95 ans lors des faits, aurait poussé et serré les bras de Mme Vachon lors de la première et de la deuxième agression. 

Le nonagénaire aurait également empoigné la préposée par les deux biceps lors de la troisième agression physique et cette dernière se serait frappée les deux coudes sur le cadre de la porte de la salle à manger. 

Blessures importantes 

On peut lire dans la poursuite que la requérante a porté plainte à la police contre son présumé agresseur le 28 novembre 2017 et que des rapports d’accidents ont été remplis. 

La direction de l’établissement n’a pas voulu commenter cette histoire, tout comme Mme Vachon lorsqu’elle a été rencontrée par «Le Journal de Montréal» la semaine dernière. 

Selon le document judiciaire, Mme Vachon a été aux prises avec de sévères douleurs aux coudes et a effectué quelques travaux légers à la suite des présumées agressions. Elle a également été en arrêt de travail pendant 21 semaines. 

Toujours selon la poursuite, elle a souffert d’anxiété, de soucis financiers et a craint d’être à nouveau agressée. Elle a été incapable de rependre son emploi étant donné ses craintes de subir d’autres agressions de la part de M. Dostie, qui demeure toujours à la résidence. 

Famille outrée 

La famille de M. Dostie se pose des questions quant à la véracité de ces présumées agressions. 

«Mon père n’a jamais touché à personne de sa vie», a défendu son fils, Raymond Dostie, qui a parlé pour son père alors que ce dernier est à un âge avancé. 

«La famille est très outrée de voir [ce que Mme Vachon] fait vivre à un homme de cet âge», a-t-il ajouté. Mme Vachon réclame un peu plus de 16 000 $ pour les 21 semaines de salaire qu’elle a perdues, 10 000 $ pour dommages non pécuniaires en compensation du préjudice physique et psychologique, 3000 $ en dommages-intérêts punitifs et un peu plus de 700 $ pour les frais médicaux.