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43 personnes intoxiquées au monoxyde de carbone

Maxime Deland | Agence QMI

Vomissements, maux de cœur, maux de tête, étourdissements et même une perte de conscience: la présence d’une odeur suspecte dans une école primaire a provoqué tout un branle-bas de combat, lundi en fin d’avant-midi, dans l’arrondissement de LaSalle, à Montréal.

Au total, 43 personnes - 35 élèves et huit adultes - ont été transportées à l’hôpital après avoir éprouvé divers malaises, vers 11h30, à l’école des Découvreurs, située sur la 39e avenue.

L’Hôpital de Montréal pour enfants a même dû déclencher un «code orange», ce qui signifie que l’établissement s’apprête à avoir une arrivée massive de patients. Fort heureusement, aucune vie ne serait menacée, ont indiqué les autorités.

En début de soirée, dix jeunes patients de l'Hôpital de Montréal pour enfant ont été transférés à l'hôpital Sacré-Coeur pour recevoir des traitements en chambre hyperbare. 

Selon les pompiers, les victimes auraient été incommodées par des émanations de monoxyde de carbone, un gaz invisible et inodore qui peut entraîner la mort.

La direction de l’école a indiqué dans un communiqué de presse que l’incident aurait été causé par une «problématique reliée au système de chauffage».

Lorsque les enfants ont commencé à ressentir divers malaises, l’école a immédiatement été évacuée. Tous les élèves et les membres du personnel ont été transférés vers l’école Notre-Dame-des-Rapides, située 400 mètres plus loin, sur la rue George.

Pendant ce temps, les pompiers ont investi l’école des Découvreurs afin d’y effectuer des analyses de l’air pour tenter de connaître la nature et l’origine des émanations.Des parents sont accourus sur place durant l’heure du midi pour venir récupérer leur enfant après avoir reçu un appel téléphonique de l’école pour les aviser de la situation.

Un vaste périmètre de sécurité a été érigé dans le secteur et plusieurs tronçons de rues ont été fermés à la circulation.

«C’est l’école qui m’a téléphoné pour me dire de venir chercher mon enfant. Quand je suis arrivée et que j’ai vu tous les rubans de police et tous les véhicules d’urgence, j’ai cru que c’était très grave et c’est sûr que je me suis inquiétée», a raconté Vilma Ovalles, qui s’apprêtait à quitter en compagnie de son garçon de 10 ans, un élève de quatrième année.

En fin d’après-midi, on ignorait toujours si l’école des Découvreurs allait demeurer fermée pour la journée de mardi ou si les activités allaient reprendre normalement.