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Six décès par surdose en deux mois à Montréal

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Le portrait en matière de décès par surdose est sombre dans la région de Montréal. TVA Nouvelles a appris que six personnes, trois femmes et trois hommes, sont mortes en l’espace seulement de deux mois.

Véronique Parent, consommatrice d’héroïne et mère d’un adolescent de 13 ans, fait partie de ces victimes. Son décès est survenu le 19 novembre dernier.

Rencontré mercredi par TVA Nouvelles, c’est avec émotions que Jacques Brochu, un ex-toxicomane, sobre depuis 34 ans, parlait de son amie Véronique. Le fentanyl aurait achevé la femme de 35 ans.

«Quand elle est décédée, j'ai réalisé qu'elle était très, très appréciée de ses pairs», de dire M. Brochu.

Dans les locaux de SOS Itinérance dans le quartier Hochelaga, on affirme que la crise des opioïdes est toujours bien présente. 

D’ailleurs, les intervenants ne quittent jamais l’organisme sans leur kit de naloxone, l’antidote au fentanyl.

Jean-François Raby connaissait bien Véronique. Il l’a retrouvée inerte au pied de sa porte.

«J'ai ouvert la porte et Véronique était comme écrasée, elle était comme accroupie à terre. J'ai essayé de la réveiller. Véronique, ça fait longtemps que je la connais», raconte-t-il.

Nous avons joint la mère de Véronique en Gaspésie. Mme Morrisson en veut aux trafiquants sans scrupule qui mêlent le fentanyl à l’héroïne, par exemple, à l’insu des consommateurs.

«C'est un fléau, là. Moi, ce qui me choque le plus, c'est que ceux qui sont responsables ne se font jamais punir. C'est ce qui me choque le plus à ce moment-là», a-t-elle lancé.