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Les pick-up populaires comme jamais

Francis Halin | Agence QMI

Les pick-up sont si populaires auprès des Québécois malgré le prix élevé de l’essence que le Ford F-150 au sommet des ventes n’est pas près de laisser sa place. 

«Ces dernières années, la demande pour les camions a explosé au moment où le pourcentage des voitures vendues a piqué du nez», partage le propriétaire de Ford Saint-Basile, sur la Rive-Sud, Charles-André Bilodeau. 

À l’approche du Salon international de l’auto de Montréal (SIAM) qui s’ouvre demain, «Le Journal de Montréal» a pu constater que les camionnettes ont toujours la cote malgré l’intérêt envers l’électrique. 

Pour Germain Goyer, chroniqueur automobile au «Journal de Montréal» il ne fait pas de doute que le Ford F-150 devrait être encore le chouchou des Québécois cette année. 

«Au Québec, le palmarès des meilleurs vendeurs ne change pas depuis plusieurs années. En premier, c’est le Ford F-150 [25 000], la Honda Civic [20 000] et la Toyota Corolla [16 000]», dit-il. 

Deux fois plus 

Même si les ventes de véhicules ont baissé l’an dernier, les camions ont réussi à gruger une part de marché presque deux fois plus grande que les voitures au pays. 

Plus de 1,4 million de camions ont été vendus, comparativement à 594 472 voitures, selon Automotive News Data Center. 

À lui seul, Ford a vendu presque neuf fois plus de camions (260 596) que d’autos (20 109) l’an dernier. En 2017, le constructeur américain en avait vendu sept fois plus. 

Pour l’un des auteurs du Guide de l’auto, Denis Duquet, la domination de Ford s’explique par ses astuces technos et ses innovations, comme sa carrosserie en aluminium lancée en grande pompe il y a quelques années. 

«Cette fidélité-là est très importante parce que ça coûte beaucoup moins cher de conserver un client que d’en convaincre un autre», note l’homme qui a œuvré au Guide de l’auto pendant 38 ans. 

Nouvelle vague 

Même si les camions charment toujours les automobilistes québécois, ils sont de plus en plus nombreux à avoir l’œil sur l’électrique. 

Une aubaine pour les manufacturiers qui se sont fait claquer la porte au nez par le gouvernement de Doug Ford en Ontario, qui a mis fin brutalement à la subvention à l’achat. 

Au Québec, un peu plus de 40 000 véhicules électriques sont sur les routes, comme l’a rapporté «Le Journal de Montréal» la semaine dernière. Ce qui est loin de l’objectif de 100 000 d’ici 2020 fixé par le gouvernement québécois. 

«Il y a une curiosité pour les véhicules électriques branchables et hybrides. C’est certain. Les gens vont aussi vers les VUS de moyenne taille au Québec surtout», observe Dany Lemelin, président du SIAM. 

Cette année, le Salon dévoilera en première canadienne ou nord-américaine une cinquantaine de nouveaux modèles pour courtiser les 200 000 visiteurs attendus. 

«Les gens font leurs recherches sur internet, mais ils vont voir des concessionnaires ou viennent au Salon pour s’asseoir à l’intérieur des véhicules. Ils veulent les voir, les toucher ou les sentir», ajoute M. Lemelin.

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