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Reconnaissance faciale: l’absence de législation inquiète

TVA Nouvelles

Les analyses alléguant que le défi #10yearschallenge permettrait à Facebook d’améliorer l’algorithme de reconnaissance faciale du réseau social n’étonne pas le spécialiste en technologies Steve Waterhouse. 

En entrevue à Mario Dumont, il souligne que les informations personnelles des gens sont désormais une monnaie d’échange qui vaut plus cher que l’or ou même le pétrole. 

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«Quand on connait Facebook, quand on sait ce qu’ils font avec de l’information, c’est à leur avantage de documenter les photos», explique le spécialiste. 

Le fameux défi pourrait donc assurément servir les intérêts du réseau social fondé par Mark Zuckerberg. 

«Si Facebook peut mettre à jour leur catalogue avec une meilleure résolution d’images, ils ont en main une manne d’informations qui vaut cher, qui se vend très bien, permettant d’améliorer la reconnaissance faciale, leurs algorithmes», précise-t-il. 

Répression politique et policière

Cette reconnaissance faciale permet, notamment, à certains gouvernements, de faire de la répression politique. 

«Ils vont être capables d’identifier n’importe qui et savoir où ils vont dans le pays», détaille-t-il. 

Les services policiers également peuvent utiliser cette technologie.

 «La technologie est très avancée. Les caméras sont de très haute qualité. On fait du 4k maintenant. On va chercher une précision très importante. C’est utile. On le voit dans les aéroports lorsqu’on va en voyage : les guichets pour embarquer dans les avions ont maintenant une caméra qui nous identifie positivement. Même si on a notre passeport, ils veulent utiliser la reconnaissance faciale du visage au complet. Des casinos aussi utilisent cela.»

Cette technologie sera aussi utilisée dans les véhicules personnels, où la reconnaissance faciale servira à démarrer un véhicule au lieu de l’utilisation d’une clef. 

Il faut légiférer

Pour Steve Waterhouse, le fait qu’aucune législation n’encadre la reconnaissance faciale et l’utilisation des informations biométriques qui en découlent demeure extrêmement préoccupant. 

«Moi ça m’empêche de dormir!», confie-t-il. 

«Les entreprises privées ont avantage de profiter de cette manne-là et toujours pour un profit où l’on n’a rien en échange!», conclut-il. 

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