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Deux athlètes de la Mauricie représenteront le Canada en Allemagne

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

Lucas Bellemare-Paquin et Maxine Noël sont champions canadiens de leur catégorie respective. En avril, ils vont représenter le Canada au Championnat du monde de taekwondo ITF qui se tiendra en Allemagne. Pour la jeune femme de 23 ans, ce sera déjà une sixième participation au Championnat du monde.

«Avec les années, la compétition est de plus en plus relevée. Il y a de plus en plus d’athlètes qui sont à un niveau encore plus élevé. Mon avantage, c’est que je m’y présente avec déjà un bon bagage d’expérience international», sourit-elle.

Par le passé, elle a raflé la médaille de bronze. Son objectif: un autre podium. Son entraîneur croit toutefois qu’elle a les capacités pour viser la médaille d’or.

Avec le succès... viennent les dépenses

Lucas est plus jeune (16 ans) et forcément moins expérimenté. Ça ne l'a pas empêché de revenir de Budapest en Hongrie avec la médaille d'argent lors de la Coupe du monde de 2016.

«C’était ma toute première compétition avec ma ceinture noire. Pour être très honnête, je ne m’attendais absolument pas à me rendre si loin. Je pensais faire un ou deux combats. Revenir vice-champion du monde était bien au-delà des espérances. C’est ce qui m’a donné envie de redoubler d’ardeur et participer à d’autres championnats mondiaux.»

Il a depuis participé à la Coupe du monde d'Australie, puis aux sélections canadiennes de Calgary. Des accomplissements remarquables, mais pour le moins onéreux.

«Il y a des compétitions au Québec, ailleurs au Canada, aux États-Unis et à l'international. Ça implique souvent de prendre l'avion, dormir à l'hôtel et des repas parfois jusqu'à 7 jours... ça devient très dispendieux. D’autant plus qu’actuellement, le gouvernement ne subventionne pas les athlètes d’élite de taekwondo ITF», explique son père, Mario Paquin.

Lucas et Maxine se tournent donc vers des campagnes de sociofinancement par l’entremise du site web «make a champ», parfois même utilisé par des athlètes olympiques.

Le financement n’est pas le seul défi pour eux. La gestion du temps en est un autre. Ils doivent concilier travail, étude et entraînement. D’ici les championnats du monde, ils passeront en moyenne 20 heures par semaine en gymnase.

«Ce qui est intéressant c'est qu'ils ont été choisis tous les deux pour faire les épreuves de formes et de combat en plus Maxime va participer au passage ce sont des athlètes très complets qui sont sélectionnés comme meilleurs au Canada non pas dans une, mais bien deux épreuves. Dans la région on n'a pas vu ça depuis au moins 10 ans», se réjouit Pierre Laquerre, propriétaire de l’Académie de taekwondo Pierre Laquerre.