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Edith Blais : «le gouvernement refuse d'en parler publiquement»

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland et la ministre du Développement international Marie-Claude Bibeau ont rencontré vendredi matin la famille d’Edith Blais, disparue depuis la mi-décembre au Burkina Faso, et dont on est sans nouvelle depuis. 

La rencontre très discrète s’est déroulée à Sherbrooke, derrière des portes closes, et les proches n’ont pas été aperçus par les médias présents. 

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Selon Emmanuelle Latraverse, la rencontre s’est tenue par compassion, par empathie et par devoir pour cette famille qui vit des heures très difficiles. 

Peu de nouvelles ont filtré sur la disparition de la Canadienne de 34 ans, originaire de Sherbrooke. Elle n’a pas donné de nouvelles depuis le 15 décembre dernier.  

«La ministre nous a dit à sa sortie qu’ils ont informé la famille Blais sur ce qu’ils savent et des démarches qui sont entreprises sur le terrain. Le gouvernement ne veut pas en parler publiquement. L’argument étant, ce n’est pas clair si elle a été assassinée, si elle a été enlevée, le gouvernement ne veut pas publiciser ce qu’il sait du cas de Mme Blais. La crainte étant, on le voit dans ces cas-là : plus il y a de la publicité autour de ces cas potentiels d’enlèvement, plus on craint que ça ne mette en péril la vie de Mme Blais parce que ça fait monter les enchères, ça insécurise, ça rend plus agressifs potentiellement les personnes qui l’ont enlevée», explique Emmanuelle Latraverse en discussion à l’émission de Mario Dumont sur LCN. 

Le message qu’elle retient du gouvernement canadien : «Faites-nous confiance, on va travailler en coulisses que ce soit pour résoudre le crime. La réalité c’est que c’est cas là prennent beaucoup de temps et sont immensément délicats pour le Canada à gérer», précise-t-elle. 

BURKINA FASO-UNREST-CANADA-KIDNAPPING

AFP

Selon des informations d’une travailleuse humanitaire québécoise sur le terrain, le gouvernement du Burkina Faso ne semblait pas faire des recherches actives sur le terrain pour retrouver Edith Blais. 

Pour résoudre les cas d’enlèvements sur le terrain, le Canada travaille avec ses alliés, ce qu’il devra également probablement faire dans ce dossier.  

«Le Canada travaille avec quiconque est capable de fournir de l’aide, entrer en contact avec les ravisseurs pour essayer d’obtenir la libération des otages», détaille Mme Latraverse. 

«Le gouvernement veut procéder avec prudence pour protéger la vie d’Edith Blais», conclut-elle. 

Lors de sa disparition, Edith Blais était avec son compagnon, Luca Tacchetto, 30 ans, originaire de Venise. 

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