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Selon la CORPIQ: il n'est pas question de refiler la baisse de taxe scolaire aux locataires

Agence QMI

Apartments in North Montreal - Canada

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Même s’ils ont eu une baisse de taxe scolaire, les propriétaires de logements ne devraient pas en faire bénéficier les locataires, à plus forte raison si leurs loyers sont inférieurs à la moyenne.

C’est l’avis de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), un organisme réunissant 25 000 propriétaires et gestionnaires.

«La décision du gouvernement du Québec en 2018 d'abaisser les taux de taxe scolaire régionaux reste une mince compensation financière face aux centaines de millions de dollars perdus ces dernières années par les propriétaires en raison de critères de fixation de loyers absurdes», a fait savoir la CORPIQ dans un communiqué diffusé vendredi.

En l’occurrence, elle dénonce l'ajustement «ridicule» de loyer consenti cette année, et dévoilé vendredi, à un propriétaire ayant réalisé des travaux majeurs de réparation ou d'amélioration d'un logement.

L’organisme déplore des critères de fixation de loyer «toujours plus faibles», et ce, depuis deux décennies, ce qui entraine «des scénarios fictifs qui enveniment des centaines de milliers de négociations de loyer entre locataires et propriétaires», précise-t-on.

Déficit d’entretien

Selon Hans Brouillette de la CORPIQ, la conséquence de cette situation, c’est un déficit d'entretien des logements de la province et la «conversion massive en copropriétés».

Il est également d’avis qu’il y a un «déficit de 37 %, soit 450 $, avec les loyers observés en moyenne dans les neuf autres provinces canadiennes».

La CORPIQ revient également à la charge en demandant à Québec de modifier le rôle de la Régie du logement.

«Nous demandons à la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, de limiter le rôle de la Régie à fixer les loyers en litige selon les taux qu'on lui fournit. La réévaluation permanente de la méthode de calcul et la publication annuelle des critères de fixation de loyer devraient, en toute logique, être confiées à une autorité gouvernementale à vocation économique», a ajouté Hans Brouillette.