/regional/montreal/montreal

La STM doit réduire mardi son offre de transport adapté

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

GEN - SARAH LIMOGES

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL / AGENCE QMI

La tempête de dimanche force la STM à réduire mardi son offre de transport adapté puisque les intempéries ont diminué la capacité du service.

Sarah Limoges, qui est atteinte d’arthrite juvénile et qui doit se déplacer en fauteuil roulant, ne pourra assister ce mardi à une importante rencontre avec des partenaires de l’organisme Moelle épinière et motricité Québec pour lequel elle travaille.

Elle a tenté lundi matin de réserver un déplacement en transport adapté. On lui a répondu qu’aucune nouvelle réservation pour le lendemain ne sera acceptée en raison de la neige tombée pendant le week-end. Il est habituellement possible de faire une réservation sept jours à l’avance jusqu’à 21 h la veille.

Mme Limoges a pourtant emprunté lundi le service de transport adapté pour se rendre au travail et retourner à la maison. Selon son expérience, la STM refuserait lors d’intempéries les nouvelles demandes de transports pour des activités de loisir, mais pas pour le travail, l’école ou des raisons médicales.

«Les personnes qui ont un handicap et qui travaillent très fort pour s’intégrer à la société, pour persister à aller faire des études, avoir un emploi, être des citoyens impliqués, sans mauvais jeu de mots, on leur met encore des bâtons dans les roues», a-t-elle critiqué, disant vivre cette situation pour la première fois depuis une dizaine d’années.

Réservations complètes

La STM a expliqué que c’est une série de circonstances particulières qui ont fait en sorte que les nouvelles demandes faites lundi pour mardi n’ont pu être acceptées. Les déplacements réservés avant lundi doivent tous être honorés mardi.

Le nombre de réservations possibles pour mardi affichait déjà complet, a indiqué Isabelle A. Tremblay, conseillère corporative – affaires publiques pour la société de transport.

La neige accumulée dans les rues de la métropole a aussi ajouté aussi une pression supplémentaire pour le service de transport adapté, qui va moins vite en raison des conditions routières au ralenti et, donc, fait moins de déplacements.

«On réduit la vitesse pour réaliser les déplacements, ce qui fait que notre capacité diminue et on ne peut pas déplacer autant de personnes qu’en temps normal», a ajouté la porte-parole, précisant que les véhicules doivent par exemple se déplacer dans les petites rues qui ne sont pas toutes déneigées.

Ce genre de situation est très rare pour la STM, qui a dû faire face à des réservations complètes lors de tempêtes hivernales que trois fois dans la dernière année.

«On fait de notre mieux, a souligné Isabelle A. Tremblay. On fait 10 000 déplacements en transport adapté par jour, et 4 millions par année. Ça serait bien, dans un monde idéal, d’accepter tout le monde. On ne peut pas le faire quand on n’a pas la capacité des véhicules en fonction des intempéries.»