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La Ville de Québec ne veut pas que son mégaprojet soit retardé pour des questions environnementales

Taïeb Moalla | Journal de Québec

La Ville de Québec ne veut pas que son projet de réseau de transport structurant soit retardé à cause de la possible mise en place – par le gouvernement du Québec – d’un processus d’évaluation environnementale.  

C’est ce que Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a expliqué lundi après-midi lors d’un point de presse. Rappelant que le mégaprojet de 3,3 milliards $ est en phase de planification, M. Normand a soutenu que le réseau ne doit normalement pas être soumis au processus environnemental.  

Cela dit, les fonctionnaires du ministère de l’Environnement n’auraient pas la même interprétation. Ces derniers auraient opposé «une fin de non-recevoir» en demandant à la municipalité de se soumettre au processus, a-t-il relaté. Disant vouloir être «exemplaire», Rémy Normand a fait savoir que la Ville a déposé un «avis de projet» auprès du ministère de l’Environnement. Cela officialise le début de la Procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement (PÉEIE), a ajouté M. Normand.  

En parallèle, le maire Labeaume a discuté la semaine dernière avec la ministre de l’Environnement sur cet enjeu spécifique.  

Si le gouvernement devait décider de tenir un BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement), Rémy Normand dit vouloir s’assurer que cela ne nuirait pas aux échéances. «Le projet de tramway va engendrer plus d’impacts positifs que négatifs sur l’environnement», a-t-il assuré en rappelant que le tramway est électrique et qu’il permet de diminuer le bruit par rapport aux autobus.  

5200 pages d’études  

D’autre part, le vice-président du comité exécutif a assuré que des études totalisant 5 200 pages ont été nécessaires avant que la Ville de Québec ne décide finalement des contours de son futur réseau de transport structurant.  

M. Normand est longuement revenu sur l’historique du projet et sur son évolution dans le temps. Au fil des années, la question des coûts du projet a été étudiée en détails, a-t-il assuré. Il répondait ainsi indirectement aux critiques entendues après les révélations du Journal au sujet des minces études ayant mené au choix du tramway et du trambus.  

Aussi, dans un souci d’une meilleure communication, Rémy Normand a indiqué qu’il y aura dorénavant un bilan médiatique mensuel de l’état d’avancement du projet de transport structurant. Un site Internet est désormais consacré au mégaprojet de 3,3 milliards $. Les 5200 pages d’études y seront déposées.