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Un prêtre montréalais avoue avoir fait une autre victime

PHOTO FOURNIE PAR LE SPVM

Un prêtre montréalais qui a récemment été déclaré coupable d’avoir abusé d’un jeune garçon vers 2010 vient d’admettre avoir fait une autre victime 15 années plus tôt.

«Oui», a dit tout penaud Brian Boucher ce lundi au palais de justice de Montréal, quand il s’est fait demander s’il avait bien commis des contacts sexuels sur un garçon entre 1995 et 1999.

Boucher, 56 ans, était alors prêtre dans la région de Montréal. Apprécié de ses fidèles, il a profité de leur confiance pour abuser d’un jeune adolescent qui avait environ 14 ans à l’époque.

«[Les agressions] avaient lieu une fois par semaine, parfois deux fois», avait expliqué le jeune lors d’une précédente audience à la cour.

Motel et confessionnal

La victime, qui ne peut être identifiée sur ordre du tribunal, avait alors expliqué plusieurs événements, dont l’un où Boucher l’avait emmené dans la chambre d’un motel. Lors du trajet, le prêtre avait expliqué à l’adolescent que « la porno, c’est mal », pour ensuite s’adonner à des contacts sexuels sur lui.

«Boucher a ensuite envoyé [la victime] au confessionnal», avait expliqué la juge Patricia Compagnone.

Le prêtre, qui n’est plus responsable d’aucun ministère sacerdotal, avait jusqu’à présent nié en bloc tous les reproches qui lui étaient faits.

Scandale

Dans un communiqué émis juste après le plaidoyer de culpabilité, l’Archevêché de Montréal a tenu à saluer le courage des victimes qui ont dénoncé le prêtre.

«C’est un scandale qui cause une immense tristesse, ça va complètement contre Jésus Christ et son Église, a commenté l’archevêque de Montréal Mgr Christian Lépine, à propos des crimes de Boucher. Nous sommes de tout cœur avec les victimes, leurs familles et leurs communautés dans leur peine et leur souffrance.»

Expliquant que l’archevêché « n’acceptera jamais que de tels crimes soient commis et qu’ils restent dans l’ombre », il encourage toute victime à dénoncer des abus commis au sein de l’Église.

Boucher, qui est en liberté sous caution depuis le début des procédures, reviendra à la cour en mars pour les plaidoiries sur la peine à lui imposer concernant le dossier d’aujourd’hui, mais aussi celui dans lequel il a été déclaré coupable d’avoir un autre garçon à partir de 2008, et ce pendant trois ans.

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