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Préposé aux bénéficiaires: une vocation plus qu’une profession

TVA Nouvelles

Les soins dans les résidences et la pénurie de préposés aux bénéficiaires (PAB) ont beaucoup retenu l'attention dans les dernières semaines.     

Notre chef d’antenne Sophie Thibault est allée à la rencontre de ces PAB qu'on s'arrache et qui doivent travailler dans des conditions qui ne sont pas toujours idéales.     

Deux réalités: le privé et le public. Mais un dénominateur commun: une affection profonde pour ces aînés dont on aime prendre soin.     

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Au privé    

À l'Ambiance de L'Île-des-Soeurs, une résidence privée pour personnes âgées autonomes et semi-autonomes, on a rendez-vous avec Barbara Szabo, le rayon de soleil de l'établissement depuis dix ans.    

CAPTURE D'ÉCRAN/TVA NOUVELLES

«Pendant 30 ans, ça a changé beaucoup, la santé», lance-t-elle, sans détour.    

Barbara a choisi de travailler au privé, même si le salaire est moins élevé que dans les CHSLD.    

«Ce n’était pas l'argent qui parle pour moi, ce sont les résidents qui ont besoin d'un coup de main, [comme si] c'était ma famille», affirme-t-elle.    

CAPTURE D'ÉCRAN/TVA NOUVELLES

Elle aime cette clientèle, moins lourde, qu'elle chérit au quotidien. Réveil, soins d'hygiène, aide alimentaire, activités: ses journées sont bien remplies.     

«Je me rappelle de l'histoire d'une madame à qui j'ai donné un câlin, se souvient-elle. Elle m'a dit: "Barbara, vous savez pas depuis combien d'années que je n'ai pas eu un câlin." Et pour moi, c'est normal.»    

Au public     

Nous quittons l'univers du privé pour un CHSLD dans le réseau public. Délès Jean, originaire d'Haïti, est préposé aux bénéficiaires depuis 11 ans.    

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«Il y a un seul préposé la nuit et nous avons une infirmière auxiliaire», explique-t-il.    

Délès avoue être «très surchargé», lui qui travaille avec une clientèle «de plus en plus» lourde.     

«Si vous regardez la charge de travail du préposé, le préposé ne reçoit rien comme salaire par rapport au travail qui nous attend», dit-il. 

CAPTURE D'ÉCRAN/TVA NOUVELLES

Pour lui, ça ne fait pas de doute: ce métier est une vocation.     

«Il ne faut pas oublier que nous autres aussi, nous sommes jeunes aujourd'hui, mais demain, ce sera notre tour», fait-il remarquer.

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