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Un harceleur récidiviste de retour en cour

Elisa Cloutier | Le Journal de Québec

Un harceleur récidiviste fait de nouveau face à la justice, alors que cinq nouvelles victimes ont récemment porté plainte contre Moussa Ouattara. 

Bien connu des services policiers, le jeune homme d’origine ivoirienne a comparu lundi au palais de justice de Québec pour faire face à des accusations notamment de harcèlement, agression sexuelle causant des lésions et communication harassante à l’endroit de cinq nouvelles jeunes femmes âgées entre 22 et 25 ans, en plus de deux mineures de 17 ans.   

  

Cette fois, c’est en se faisant passer pour un chauffeur de taxi en congé et en proposant aux jeunes femmes de les raccompagner chez elles, qu’il les aurait agressées, affirme le Service de police de la ville de Québec (SPVQ). Selon les policiers, il se présentait sous le nom d’Éric Steve.      

«La nuit, il se promenait près des établissements licenciés, où l’on vend de l’alcool et ciblait les jeunes femmes qui avaient l’air intoxiquées, donc en état de vulnérabilité», affirme David Poitras, porte-parole du Service de police de la ville de Québec. «Lorsque les jeunes femmes étaient à bord, il tenait des propos à caractère sexuel et, dans certains cas, il aurait commis des agressions sexuelles», poursuit-il.      

Il ciblait aussi des femmes dans des centres commerciaux et différents commerces de Sainte-Foy. «Il abordait des femmes et tenait des propos à caractère sexuel. Il était très insistant et suivait ces dernières pendant de longs moments, leur faisant craindre pour leur sécurité», affirme M. Poitras.      

L’enquête est toujours en cours et les policiers croient qu’il aurait pu faire d’autres victimes, qui n’auraient pas dénoncé les incidents.      

Longue feuille de route  

L’homme de 25 ans a une longue feuille de route en la matière, alors qu’il a aussi fait face à la justice en juillet dernier, pour avoir harcelé trois jeunes femmes. À l’époque, il sévissait surtout dans le secteur de Sainte-Foy. Selon les éléments d’enquête, l’accusé se montrait particulièrement insistant envers les plaignantes. Les gestes de harcèlement auraient notamment été faits auprès d’employées de stationnement de la Salle Albert-Rousseau.      

En juillet dernier, l’avocate de l’Ivoirien, avait fait valoir qu’il s’agissait de «drague faite de mauvaise manière», ajoutant que c’était une « question de culture ». Une affirmation qui avait été rejetée par le juge.      

Reconnu coupable, il avait reçu une absolution conditionnelle en plus d’une probation de 18 mois.      

Moussa Ouattara reste détenu en attendant son retour en cour, vendredi.

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