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Mesures d’atténuation pour le REM: Deux-Montagnes s’impatiente

Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI

GEN-REM-FINANCEMENT

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La Ville de Deux-Montagnes est exaspérée de voir que le plan pour faire face à la fermeture de la ligne de train de banlieue la plus achalandée du réseau métropolitain se fait toujours attendre, bien qu’il était promis pour la fin de l’année dernière.

L’Autorité régionale des transports métropolitains (ARTM) affirme que les «grands axes de la stratégie d’atténuation pour 2020 sont définis et ont été présentés aux élus l’automne dernier», et assure qu’ils «permettront de maintenir un service de transport collectif efficace, fiable et prévisible pour les usagers touchés».

«On s’attendait à des mesures plus concrètes et complètes», a indiqué le directeur général de la municipalité, Benoit Ferland, au sujet de la rencontre avec l’ARMT qui a laissé la municipalité «dans le flou». «Ça devrait être une priorité», a-t-il ajouté.

En 2020, le service sera interrompu sur cette ligne de train qui relie Deux-Montagnes au centre-ville de Montréal pendant deux ans pour faire place au train de la Caisse de dépôt.

«S’il y a des autobus à acheter et une voie réservée à faire sur les autoroutes et les routes, il faudrait commencer maintenant. On est même en retard. Ça nous paraît un peu improvisé tout ça, ça pourrait être mieux planifié. On comprend parfaitement la frustration de la population», poursuit le directeur général.

Déménagement ou voiture?

Des clients du train interrogés par le «24 Heures» ont mentionné qu’ils étaient sceptiques par rapport aux mesures de remplacement qui leur seraient proposées et qu'ils pensaient troquer le transport en commun pour l’automobile.

Pour d’autres, le déménagement est carrément une option.

C’est le cas de Dan Cecala, un usager de la ligne qui pense aller habiter au centre-ville de Montréal. «[En additionnant les transferts], ça commence à faire long en transport en commun, et c’est chargé à l’heure de pointe. En voiture, c’est le stationnement au centre-ville qui est difficile», a-t-il mentionné.

«Ça va bouleverser la vie de plusieurs personnes, a souligné M. Ferland. Quand on développe une ville comme la nôtre, la Communauté métropolitaine de Montréal demande à ce qu’on développe notre urbanisation en fonction du train, en densifiant près des gares. Si le reste ne suit pas, les gens qui sont venus s’installer près de la gare se retrouveront-ils à devoir s’acheter une deuxième voiture?» a-t-il soulevé.

Malgré des demandes faites auprès de l’ARTM, du ministère des Transports (MTQ) et du bureau du Réseau express métropolitain (REM), il a été impossible d’avoir une date, même approximative, pour la présentation des mesures d’atténuation.

L’ARTM affirme que la stratégie devrait être présentée «le plus rapidement possible».