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Port de signes religieux: le PQ pourrait inclure les directeurs d’école

Le Parti québécois pourrait demander que l’interdiction du port de signes religieux pour les personnes en position d’autorité soit étendue aux directeurs d’école. 

«Est-ce que c’est un symbole d’autorité, une direction d’école? Il y a des chances que oui», a souligné, mercredi, le chef parlementaire par intérim du parti, Pascal Bérubé, en marge du caucus hivernal de sa formation, qui se tient à Sainte-Agathe-des-Monts. 

Afin d’éviter d’avoir à licencier les récalcitrants, le gouvernement Legault a récemment évoqué la possibilité de les déplacer dans des postes sans contact avec les citoyens. «Un policier peut très bien travailler dans un bureau sans patrouiller ou sans être directement en contact avec les gens. Un enseignant peut travailler, j’imagine, à la direction de l’école», a commenté la ministre de la Sécurité publique dans une entrevue avec notre Bureau parlementaire au début du mois. 

Pour Pascal Bérubé, la position du gouvernement caquiste subira le test de la réalité lorsque les divers groupes affectés viendront en débattre en position parlementaire. Par exemple, le leader péquiste se questionne sur la possibilité de déplacer un employé formé pour une profession dans une tâche connexe. «Si la personne a été formée pour un métier très précis et qu’on lui fait faire autre chose qui n’a rien à voir avec sa formation initiale: la personne ne perd pas son emploi, mais c’est une baisse de motivation, un manque de connaissance, de compétences», a-t-il dit. 

«C’est sûr que c’est un enjeu qui est complexe, mais, en même temps, le moment est venu d’adopter une loi qui va permettre de régler une bonne partie des questionnements qu’on a dans nos sociétés», a-t-il ajouté. 

Débat à l’interne? 

La CAQ s’est fait élire en promettant d’interdire les signes religieux aux juges, policiers, enseignants et gardiens de prison. De son côté, le PQ inclut également les éducateurs en CPE et prévoit une clause grand-père pour les personnes qui sont déjà en emploi. 

Toutefois, cette position ne semble plus faire l’unanimité au sein de la formation souverainiste. «Le Journal» révélait mercredi que certains députés sont mal à l’aise avec la position du parti, qui prévoit l’interdiction de signes religieux pour les éducatrices en CPE. 

«C’était la position de Jean-François (Lisée) et ce n’était pas unanime dans le caucus», a affirmé une source. Le quotidien «Le Devoir», lui, affirme que des élus péquistes souhaitent retirer l’idée d’un droit acquis. 

Malgré cela, le chef parlementaire par intérim nie tout débat sur le sujet au sein de ses troupes et assure avoir l’unanimité des 10 élus péquistes. «Oui, parce qu’il y avait unanimité de l’ensemble des candidats de la dernière élection avec notre position, qui n’a pas changé», a assuré Pascal Bérubé.