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La majorité des urgences de la région de Québec débordent

Valérie Bidégaré | Journal de Québec

Déjà fortement achalandées, la majorité des urgences de Québec et de Lévis débordent après avoir accueilli des patients qui ont chuté sur la chaussée ou les trottoirs très glissants en raison de la pluie verglaçante.  

Tant dans les hôpitaux de la Rive-Nord que de la Rive-Sud de Québec, des patients ont été admis après avoir subi des traumas à la suite d’une chute sur une surface glacée.   

«C’est une situation qui est coriace», admet Geneviève Dupuis, porte-parole du CHU de Québec. «On voit que c’est très achalandé et que les équipes travaillent extrêmement fort. Ça entre beaucoup au niveau du nombre de patients à l’urgence dans les derniers 12h.» 

Le portrait dressé par la porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches, Mireille Gaudreau, est légèrement moins critique. «Nous avons eu quelques traumas depuis ce matin (jeudi), mais la situation dans les deux urgences de la Rive-Sud est sous contrôle», précise Mme Gaudreau qui craint cependant un retour drastique aux températures froides. «Les orthopédistes devront être disponibles», blague-t-elle. 

Pression accrue 

Néanmoins, l’épisode de pluie verglaçante est venu ajouter une pression supplémentaire dans les urgences de Québec et de Lévis qui sont déjà très engorgés. Hier, les taux d’occupation des civières dans les hôpitaux de la Rive-Nord et de la Rive-Sud oscillaient entre 83% et 163%. À cette période de l’année, les patients qui présentent des symptômes d’allure grippale, de gastroentérite ou encore de problèmes respiratoires, aggravés par les températures extrêmement froides des dernières semaines, sont nombreux dans les salles d’attente.  

«On a des clientèles très lourdes qui nécessitent des hospitalisations», confirme Mme Dupuis. «Au niveau de la salle d’attente pour l’ambulatoire, c’est très achalandé dans l’ensemble des urgences, mais ça ne demeure pas si mal dans un contexte où il y a une moyenne de 2 heures d’attente», nuance celle qui confirme que Dame Nature donne du fil à retorde au personnel du réseau de la santé depuis le début de l’hiver. 

Ce qui n’est pas sans créer un «effet domino» dans tous les départements des hôpitaux où les lits sont déjà engorgés, selon Mme Dupuis. Même s’ils ont terminé leur épisode de soins actifs, les patients qui doivent être hospitalisés demeurent à l’urgence plus longtemps que prévu parce qu’il leur est impossible d’accéder au parc de lits. Ceux-ci sont notamment utilisés par des patients en attente d’une place dans un centre d’hébergement ou encore d’un retour à domicile avec des soins particuliers, par exemple.  

«Le temps de trouver une résidence ou une ressource intermédiaire à la personne qui est encore dans nos murs et bien ça crée une pression», conclut Mme Dupuis. 

Taux d’occupation des civières  

  • Hôtel-Dieu de Québec : 147% 
  • Hôpital Saint-François-d’Assise : 162% 
  • Hôpital de l’Enfant-Jésus : 163% 
  • Hôpital du Saint-Sacrement : 100% 
  • Centre hospitalier de l’Université Laval : 142% 
  • Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec : 125% 
  • Hôtel-Dieu de Lévis : 116% 
  • Centre Paul-Gilbert : 83%  

* Sources : ministère de la Santé et des Services sociaux et le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches 

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