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Ces parfums qui dérangent votre entourage...

TVA Nouvelles

Êtes-vous intolérant aux parfums?

Cette condition, qui relève davantage de l’hypersensibilité que de l’allergie, ne se décèle pas lors d’un test d’allergie conventionnel. Pourtant, l’inconfort vécu par ceux qui le sont est bien réel.

Selon Michel Gaudet, directeur exécutif de l’Association pour la santé environnementale du Québec, près de 200 000 Québécois auraient eu un tel diagnostic de la part d’un professionnel de la santé, selon les données les plus récentes de Statistiques Canada. Par ailleurs, «il y a beaucoup de gens qui sont malades, mais qui n’ont pas reçu de diagnostic», indique-t-il.

Les symptômes sont multiples et variables: on parle de problèmes respiratoires, de maux de tête, de serrement de gorge. Les fonctions cognitives peuvent elles aussi être affectées. Malheureusement, il est difficile de contrôler l’environnement immédiat, tant au travail que dans les lieux publics ou les transports en commun.

Selon lui, les premiers efforts devraient être mis dans les établissements de santé, où il faudrait interdire les parfums.

«Il y a des hôpitaux, dans d’autres provinces [canadiennes], qui sont sans parfum. Au Québec, ça n’existe pas», déplore-t-il, sauf une exception à l’urgence de l’hôpital de Hull, «parce qu’une de nos membres s’est battue».

Vous ne vous sentez pas concernés parce que les odeurs ne vous font pas souffrir? Vous n’êtes pas nécessairement tirés d’affaire, l’hypersensibilité pouvant se développer à long terme. «Parfois, on commence à réagir à un produit et on s’aperçoit qu’on réagit à de plus en plus de produits», explique M. Gaudet.

«Ça peut se produire à la suite d’une exposition à long terme, mais parfois, c’est [après] une exposition massive d’un coup; ils deviennent hypersensibles rapidement à ce moment-là», rapporte-t-il.

M. Gaudet rappelle qu’il n’est pas question ici de mauvaises odeurs, mais bien de chimie. «Ce n’est pas l’odeur qui est au cœur du problème, ce sont les composés organiques volatils, c’est le produit chimique qu’il y a dedans.»

Un parfum peut contenir 500 composantes, poursuit-il, dont certaines ne sont affichées nulle part. «Le manufacturier n’est pas obligé de déclarer les ingrédients qu’il met dans son parfum», prévient l’homme.

Voyez l’entrevue complète avec Michel Gaudet ci-haut.