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Gino Chouinard: 30 ans de carrière en 2019

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

ART-GALA ARTIS

Dario Ayala / Agence QMI

Gino Chouinard affirme qu’il reste «quelques années» à son contrat d’animation de «Salut Bonjour», dont il tient les commandes pour une douzième saison. En comptant les quatre années précédentes, de 2003 à 2007, où il a été l’hôte de «Salut Bonjour Week End», l’artiste cumule ainsi 16 ans de boulot au sein de la famille de l’émission matinale de TVA. Espère-t-il franchir le cap des 20 ans?

Il éclate de rire lorsqu’on lui pose la question. «La télévision change rapidement... Je me demande parfois si j’ai envie de faire autre chose, de laisser ça de côté pour aller ailleurs, mais j’éprouve encore beaucoup de plaisir. Je vais assumer ce qu’il me reste à faire, et je vais attendre avant de me projeter, parce que je veux être certain de le faire pour de bonnes raisons. Sinon, il y a toute une relève, qui aimerait le faire et qui en serait capable. Je vais voir en temps et lieu, mais je vais continuer l’aventure avec beaucoup de plaisir le temps qu’il me reste», a expliqué Gino, qui prend soin de son équipe de collaborateurs comme le ferait un grand frère, lui qui estime avoir vu passer au moins une centaine de chroniqueurs sur son plateau au fil des ans.

Par exemple, chaque année, il organise un déjeuner de groupe «de luxe» pour ses collègues de «Salut Bonjour», dans un grand restaurant de Montréal, transport en limousine inclus.

«Je m’assure qu’ils soient tous bien. Chaque fois qu’une nouvelle personne arrive, je vois à ce que ça se passe bien, qu’elle soit bien intégrée. La "gang" est belle, tout le monde est à sa place.»

Depuis «Double défi»

Pour l’instant, Gino Chouinard a déjà un anniversaire important à célébrer dans les prochains mois.

«Le 10 mai 2019, ça fera 30 ans que je gagne ma vie à TVA, s’est-il amusé à dire. J’y suis entré avec "Double défi" en 1989. Ça fait un bai!»

Il a fait un long détour à TQS dans les années 1990 («Ciné-Magazine», «Le Grand Journal», «Les Indices Pensables»), mais est «rentré à la maison» au début des années 2000 et, depuis, son parcours se déroule sous le signe de la stabilité. La routine du matin avec ses enfants de 9 et 11 ans lui manque parfois («Je trouve difficile de retourner au travail après les vacances!» avoue-t-il), mais il se reprend le week-end en cuisinant des crêpes et du pain doré, au grand bonheur de sa progéniture.

Parmi les choses qui ont changé dans le traitement de l’information depuis ses premiers pas dans le métier, Gino Chouinard cite l’apport d’internet et des réseaux sociaux, l’instantanéité de la nouvelle et les communications avec le public, de qui il dit recevoir encore, à l’occasion, des lettres manuscrites, environ cinq par année.

«Je ne me sens pas vieux, a-t-il avoué en souriant. Parce que j’ai commencé jeune! J’ai un peu l’étiquette "Salut Bonjour" collée dans le front, mais ça ne me dérange pas du tout, au contraire. La simplicité, l’authenticité, la rigueur, la bonne humeur de "Salut Bonjour" sont toujours restées les mêmes.»

Fier des cotes d’écoute enviables et des parts de marché de plus de 45 % de «Salut Bonjour», Gino Chouinard n’entretient qu’un seul regret: que son rendez-vous de début de journée n’obtienne jamais de nominations au Gala des prix Gémeaux.

«Je trouve ça dommage, parce que l’émission fait la promotion des artistes et des artisans et donne de bonnes poussées de promotion à beaucoup de monde. Je trouve toujours étonnant que, peu importe la catégorie, on n’ait jamais eu de mention. Ce n’est pas si grave; on a la cote d’amour du public, on a souvent gagné des trophées au Gala Artis, mais il reste que l’industrie devrait prendre la peine de souligner que "Salut Bonjour" existe depuis 30 ans et rend de grands services au milieu artistique. C’est triste qu’on ne nous retourne pas l’ascenseur.»