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Simon Jolin-Barrette nie que le gouvernement a demandé un «dénombrement»

TVA Nouvelles

Le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec, Simon Jolin-Barrette, nie que son gouvernement a demandé un «dénombrement» du personnel portant un signe religieux dans les écoles.

En entrevue à «Mario Dumont et à «La Joute» sur les ondes de LCN, lundi, M. Jolin-Barrette réagissait aux inquiétudes de commissions scolaires de la grande région de Montréal qui affirment avoir reçu une demande du ministère de l’Éducation afin d’obtenir des chiffres sur le nombre d’employés portant des signes religieux dans leurs écoles.

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S’il admet qu’une demande a bel et bien été formulée aux commissions scolaires, le ministre évoque que son gouvernement a simplement voulu savoir si un tel recensement existait.

«Nous, on veut savoir s’il existe un portrait de la situation. Est-ce que cette information est dans les mains des commissions scolaires? On n’a pas demandé de faire un dénombrement à savoir qui travaille où et qui porte un signe religieux. On voulait juste savoir si la commission scolaire avait cette information-là, explique-t-il. Manifestement, elles ne l’ont pas.»

 

Volonté «très claire»

M. Jolin-Barrette ajoute que le ministère de l'Éducation avait toute la légitimité pour faire cette demande : «on nous aurait reproché de ne pas l’avoir demandé aux commissions scolaires», souligne-t-il.

Il a du même coup réitéré la «volonté très claire» du gouvernement d’aller de l’avant avec l’interdiction des signes religieux chez les enseignants, une promesse répétée à plusieurs reprises en campagne électorale, rappelle-t-il.

François Legault s’est montré ouvert à certains assouplissements dans le projet de loi sur la laïcité de l’État qui devrait être déposé au printemps, notamment en ce qui concerne les droits acquis des enseignants portant des signes religieux déjà à l’emploi des écoles. M. Jolin-Barrette refuse pour l’instant de s’avancer sur cette question.

«On va être en discussion. Présentement, je suis dans l’élaboration du projet de loi et on pourra dévoiler au moment de son dépôt à l’Assemblée nationale son contenu», s’est-il contenté de répondre.

Appel à la collaboration

Un peu plus tard, en entrevue à «La Joute», le ministre Jolin-Barrette a d’ailleurs lancé un message à la présidente de la CSDM.

«N’en déplaise à Mme Harel-Bourdon, les commissions scolaires font partie du périmètre de l’État québécois et le gouvernement de la CAQ a été élu pour mettre en place la laïcité de l’État [...]», a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’il «ne trouve pas qu’il s’agit d’une façon acceptable de travailler de la part de Mme Harel-Bourdon».

Il l’a invitée à «travailler ensemble, trouver des voies de dialogues et arriver avec un projet de loi qui va s’assurer d’être applicable et surtout qui va répondre à la volonté des Québécois [...]».

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