/regional/quebec/quebec

Une victime de la tuerie à la Mosquée interpelle la ministre de la Santé pour recevoir des soins

TVA Nouvelles

Deux ans après la tuerie au Centre culturel islamique de Québec, Aymen Derbali, qui a reçu sept balles du tireur, a accepté de nous recevoir chez lui.

Le père de trois enfants se déplace en fauteuil roulant, car il est paralysé de la taille jusqu'aux pieds et il bouge les bras difficilement.

Sa maison a dû être adaptée à sa condition. Les corridors et la salle de bain ont été élargis et une plateforme élévatrice a été installée.

 

S'il est demeuré pendant de longs mois à l'Institut de réadaptation en déficience physique du Québec, il doit maintenant se débrouiller seul, sans aide à domicile. Pour recevoir des soins, il doit se déplacer, ce qui est extrêmement difficile étant donné sa condition.

«La majorité du temps, je reste à la maison toute la journée, raconte-t-il. J’ai besoin d’aide pour la mise de jour et la mise de soir, pour me lever le matin et me coucher le soir.»Il lance un appel à la ministre de la Santé Danielle McCann parce qu'il aimerait avoir des soins de physiothérapie à domicile.

«C’est juste de pouvoir avoir des services de physio à domicile quelques fois par semaine, par exemple, si c’est possible», soutient M. Derbali.

Au cabinet de la ministre, on répond que son dossier sera investigué.

Après les commémorations cette semaine, une autre étape est très attendue par Ayman Derbali et sa famille: la sentence du tireur qui sera rendue le 8 février.

«Il faudrait que la sentence soit à la hauteur du crime perpétré, dit-il. 25 ans [de pénitencier], on trouverait que ce ne serait pas juste, en fait.»

Dans la même catégorie